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Iran. Quelles premières inflexions à Téhéran ?

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Élu depuis trois mois, le président Hassan Rohani apparaît, à tort ou à raison, comme un dirigeant plus ouvert, en tout cas plus accessible au dialogue. Qu’en est-il et que peuvent en attendre les chancelleries occidentales ?

Certes, il pâtit d’un contexte détestable --la guerre civile syrienne--, mais il présente l’avantage de succéder à un président qui, clairement, n’était pas à la hauteur de sa tâche et rabaissait sa fonction par des déclarations non seulement inadmissibles mais absurdes.

Simultanément, il voit la Russie reprendre pied dans le concert des nations et au Proche-Orient, via l’accord avec les Américains sur les armes chimiques syriennes.

En fait, tout le monde sait que l’Iran devra se réinsérer dans la région et dans les grandes relations internationales (le pays subit divers régimes de sanctions, essentiellement économiques).

Parallèlement, réputé réformateur, ancien négociateur dans le dossier nucléaire, il a intérêt à trouver un arrangement en la matière avec Washington.

On notera enfin que, bon connaisseur du monde occidental, juriste de formation, polyglotte, il n’est pas seul à décider et le système politique iranien reste plutôt opaque pour le non-initié.

Bref, quelle sera sa marge de manœuvre ?

Mohamad-Reza Djalili est professeur émérite à l’Institut de hautes études internationales de Genève

Rohani becomes Iran’s new president
Rohani becomes Iran’s new president
Intervenants
  • professeur émérite à l’Institut de hautes études internationales et du développement de Genève
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