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 Le 30 mars 2019, à Nahal Oz, des véhicules militaires israéliens se tiennent au niveau de la barrière, à la frontière de la bande de Gaza, tandis que des Palestiniens  manifestent pour le premier anniversaire de la "Marche du retour"

Israël - Palestine : la Marche du Retour, un outil de négociation?

9 min
À retrouver dans l'émission

Des manifestations contenues samedi à la frontière avec Israël pour le premier anniversaire de la Marche du Retour. Le mouvement lancé par les partis palestiniens pour marquer les 70 ans de l’Etat d’Israël et de l'exode des Palestiniens est aussi un moyen de pression sur Israël de la part du Hamas.

 Le 30 mars 2019, à Nahal Oz, des véhicules militaires israéliens se tiennent au niveau de la barrière, à la frontière de la bande de Gaza, tandis que des Palestiniens  manifestent pour le premier anniversaire de la "Marche du retour"
Le 30 mars 2019, à Nahal Oz, des véhicules militaires israéliens se tiennent au niveau de la barrière, à la frontière de la bande de Gaza, tandis que des Palestiniens manifestent pour le premier anniversaire de la "Marche du retour" Crédits : JACK GUEZ / AFP - AFP

"Au départ, la Marche du retour était spontanée, c'est un mouvement qui émane de la société civile mais qui dès le début était connectée au politique, au Hamas. Leïla Seurat

A la frontière israélo-palestinienne, des dizaines de milliers de Gazaouis ont fêté un triste anniversaire le 30 mars, celui de la Marche du retour, un mouvement de protestation hebdomadaire qui réclame le retour des réfugiés palestiniens et la fin du blocus israélien. Après plusieurs regains de tensions ces derniers mois, le bain de sang a été évité mais quatre Palestiniens sont morts et des centaines de manifestants ont été blessés.

L'évolution de la Marche du retour, indexée aux négociations entre Israël et les factions palestiniennes, permettra-t-elle la fin du blocus ?

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Le Hamas pris en tenaille

Au début de l'année, un calme précaire régnait dans l'enclave palestinienne et les frappes israéliennes en riposte aux ballons incendiaires et aux roquettes entre février et mars laissaient présager le pire. Un an après le début de la Marche du retour, au moins 258 Palestiniens ont été tués par des tirs israéliens, la grande majorité le long de la frontière, sans oublier deux soldats israéliens qui ont perdu la vie. 

Mais des avancées sont en cours depuis que les négociations ont redémarré entre les deux camps, l'Egypte jouant le rôle d'intermédiaire. On peut souligner deux événements notables :  l'ouverture de deux points de passage vitaux à Gaza et la réduction des restrictions imposées aux pêcheurs palestiniens par le gouvernement hébreu.

Les Israéliens, ici en pleine période électorale, cherchent finalement à éviter l'affrontement puisque l'objectif principal, pour Benyamin Netanyahu, c'est d'être réélu donc il ne veut absolument pas déclencher une guerre avec la bande de Gaza. Leïla Seurat

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2 min
Depuis que la Marche du retour est indexée aux pourparlers du Caire, la nature de ce mouvement de contestation dépend de l'évolution des négociations entre Israël et les factions palestiniennes.

L'indignation des Gazaouis ne se tourne pas uniquement vers Israël, elle vise également le Hamas pour mettre fin au blocus et améliorer leurs conditions de vie. Des manifestations sociales ont été durement réprimées par le mouvement islamiste palestinien qui a interpellé et interrogé plus de 1000 Palestiniens entre le 14 et le 20 mars. L'envoyé de l'ONU pour le Proche-Orient, Nickolay Mladenov, a même condamné cette "campagne d'arrestations et de violence". 

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Selon la Banque mondiale, un habitant de Gaza sur deux vit sous le seuil de pauvreté, le chômage affectant 53% de la population. Plus des deux tiers des deux millions de Gazaouis sont confrontés aux pénuries d'eau et d'électricité et dépendent de l'aide étrangère, notamment celle du Qatar.

Des deux côtés, on voit que ces acteurs politiques, parce qu'ils font face à des difficultés sur leurs scènes respectives intérieures, veulent donner l'impression à leurs publics d'être dans une surenchère et d'être vraiment dans un rapport de force avec son adversaire alors qu'il n'en est rien puisque les deux acteurs cherchent l'un comme l'autre à rétablir le calme, obtenir une trêve et faire cesser tous les affrontements. Leïla Seurat

Bibliographie

Intervenants
  • Chercheuse associée au Centre de Recherches Sociologiques sur le Droit et les Institutions pénales (CESDIP) et à l’Observatoire des Mondes Arabes et Musulmans (OMAM)
L'équipe
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