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Manifestants protestant contre l'élection présidentielle du 9 août dernier, ayant ramené au pouvoir Alexander Lukashenko. Ici à Minsk, le 18 octobre 2020.

La grève générale, nouveau souffle pour l'opposition démocratique en Biélorussie ?

11 min
À retrouver dans l'émission

Après l'expiration dimanche soir de l'ultimatum lancé au président Loukachenko, l'opposition tente de remobiliser la rue et la société biélorusses derrière le mot d'ordre d'une grève générale. Le mouvement de contestation peut-il reprendre de l'ampleur ?

Manifestants protestant contre l'élection présidentielle du 9 août dernier, ayant ramené au pouvoir Alexander Lukashenko. Ici à Minsk, le 18 octobre 2020.
Manifestants protestant contre l'élection présidentielle du 9 août dernier, ayant ramené au pouvoir Alexander Lukashenko. Ici à Minsk, le 18 octobre 2020. Crédits : STRINGER / - AFP

L'opposition démocratique en Biélorussie se mobilise derrière le mot d'ordre d'une grève générale, pour tenter de relancer le mouvement de contestation dans le pays deux mois et demi après la réélection contestée d’Alexandre Loukachenko, au pouvoir depuis 1994 à Minsk. 

Dimanche soir un ultimatum lancé par Svetlana Tikhanovskaïa et les opposants au président a expiré : il lui était demandé de libérer les prisonniers politiques et de quitter le pouvoir. 

Le mot d’ordre d’une grève générale a donc été lancé pour la journée d’hier 26 octobre. Précisons que ce n’est pas la première fois, des mouvements sociaux et des blocages d’usines avaient déjà touché le pays au mois d’août.

Mais cette fois-ci il s’agit pour l’opposition de faire bouger les lignes, tenter de relancer une contestation qui semble marquer le pas, et prendre date pour la suite. 

L’opposition cherche à créer du rythme dans la mobilisation, à créer des étapes, et cherche à provoquer les autorités sur des nouvelles actions. Eventuellement à les épuiser dans leurs techniques de répression. Alexandra Goujon

La grève, donc, pour tenter s’attaquer à l’économie du pays. Mais de quels moyens disposent réellement les opposants au régime en place, peuvent-ils changer le cours des choses à court terme ? Leur stratégie est-elle au contraire basée sur des calculs plus lointains ? 

L’économie est un point central pour les autorités. Loukachenko lui-même s’était rendu dans les usines, et si les ouvriers font grève, ce n’est pas simplement un problème en terme de production et de ralentissement de l’économie, c’est une manière de piquer au vif Loukachenko sur un des aspects qu’il a beaucoup martelé pendant toute cette crise : la production, l’économie, la production agricole... C’est pour lui signifier que quelles que soient les propositions économiques ou sociales qu’il fait, il ne sera plus entendu de la même manière. Alexandra Goujon

Intervenants
  • maîtresse de conférences à l’université de Bourgogne, rattachée au Centre de recherche et d’étude en droit et science politique (Credespo), spécialiste de la Biélorussie
L'équipe
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Avec la collaboration de
Réalisation
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