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Le mollah Abdul Ghani Baradar, l'un des co-fondateurs du mouvement Taliban, lors de l’ouverture des pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans dans la capitale qatari Doha, le 12 septembre

Le gouvernement afghan va-t-il laisser les Talibans s'immiscer dans la République ?

11 min
À retrouver dans l'émission

Entretien avec le chercheur Adam Baczko.

Le mollah Abdul Ghani Baradar, l'un des co-fondateurs du mouvement Taliban, lors de l’ouverture des pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans dans la capitale qatari Doha, le 12 septembre
Le mollah Abdul Ghani Baradar, l'un des co-fondateurs du mouvement Taliban, lors de l’ouverture des pourparlers de paix entre le gouvernement afghan et les talibans dans la capitale qatari Doha, le 12 septembre Crédits : KARIM JAAFAR / - AFP

Au sujet de la rencontre qui a lieu en ce moment à Doha, au Qatar, on ne sait pas s’il faut parler de « dialogue », de « pourparlers de paix » ou tout simplement de négociations tant les objectifs et la vision de l’Afghanistan de demain diffèrent entre les Talibans et le gouvernement afghan issu de la réélection l’année dernière du président Ashraf Ghani.

Les deux parties sont en face-à-face depuis huit jours à l’hôtel Sheraton de Doha puisque c’est dans la capitale du Qatar que les Talibans, au pouvoir en Afghanistan de 1996 à 2001, ont leur bureau de représentation diplomatique…

Le secrétaire d’Etat américain Mike Pompeo est venu à l’ouverture de la rencontre pour se féliciter de discussions « historiques » puis il a tourné les talons, comme doivent le faire du reste les 8600 soldats américains qui restent dans le pays.

En négociation à Doha : un cessez-le-feu, le partage du pouvoir, et la nature du régime.

La Constitution afghane ouvre des possibilités de compatibilité sur le fond, sa conception est islamique. Parmi ceux qui négocient avec les Talibans aujourd'hui, si l'on omet les quelques représentants du milieu associatif et des droits de l'homme, les représentants des partis islamistes du côté du gouvernement sont parfaitement d'accord pour une Constitution qui suivrait la charia. Le vrai espace de désaccord est sur le fait de savoir qui serait au pouvoir. Et là, on a une véritable incompatibilité. Les talibans veulent le pouvoir pour eux. Ils veulent contrôler l'Etat. Et du côté du gouvernement, évidemment, il n'est pas question de donner les rênes aux Talibans. L'espoir du côté du gouvernement aurait été de créer un partage du pouvoir où les Talibans s'intégreraient au régime tel qu'il existe aujourd'hui. Ce qui, pour les Talibans, est absolument inacceptable.   Adam Baczko

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