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Un manifestant irakien fait le V de la victoire lors d'une manifestation du mouvement contre la corruption, le chômage et la faillite d'Etat. Ici le 2 octobre 2019 à Bagdad

Irak: "Les manifestants sont surtout des jeunes visant une élite politique vieillissante et incompétente"

11 min
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Alors que l'Irak est secoué par des manifestations qui ont fait plus de 100 morts en six jours, le Premier ministre Adel Abdel Mahdi a annoncé hier des mesures sociales a priori ambitieuses. Mais le gouvernement irakien a-t-il les moyens de tenir parole? Entretien avec la chercheuse Myriam Benraad.

Un manifestant irakien fait le V de la victoire lors d'une manifestation du mouvement contre la corruption, le chômage et la faillite d'Etat. Ici le 2 octobre 2019 à Bagdad
Un manifestant irakien fait le V de la victoire lors d'une manifestation du mouvement contre la corruption, le chômage et la faillite d'Etat. Ici le 2 octobre 2019 à Bagdad Crédits : AHMAD AL-RUBAYE - AFP

Depuis mardi dernier, le face-à-face quotidien entre les manifestants et les forces de l’ordre à Bagdad et dans d’autres villes irakiennes, a selon les sources, fait 104 ou 112 morts et plus de 6 0000 blessés.

Aux revendications des Irakiens défilant dans les rues contre : la corruption (qui en quinze ans, depuis l’invasion américaine et la mise en place d’un nouveau système politique, a détourné l’équivalent de 410 milliards d’euros d’argent public selon les chiffres officiels); contre le chômage qui touche particulièrement les jeunes, contre la faillite de l’Etat en général... Le gouvernement du Premier ministre Adel Abdel-Mehdi a répondu ce week-end par l’annonce d’une vingtaine de mesures sociales: hausse des aides aux familles en difficulté, construction de 100 000 logements, programmes de formation professionnelle…

Cela n’a pas dissuadé les Irakiens de défiler dans les rues hier encore.

Le gouvernement n’a pas les moyens objectifs de prendre en main une situation qui dépérit depuis tant d’années. La première année de ce gouvernement d'Adel Abdel-Mehdi a été désastreuse. L'Irak est un pays riche en hydrocarbures et ses revenus pétroliers auraient dû être utilisés en priorité pour la reconstruction, le rétablissement des services publics élémentaires. La corruption n’est pas historique en Irak, elle a vraiment pris de l’ampleur en 2003 à partir de la chute de Saddam Hussein. Les manifestants sont surtout des jeunes qui visent une élite politique vieillissante, corrompue et incompétente.    Myriam Benraad.

Intervenants
  • Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales
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