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Le Président du Kosovo Hashim Thaci accueilli par des supporters lors de son arrivée à la frontière entre l'Albanie et le Kosovo le 17 juillet dernier, après avoir été entendu pendant 4 jours à la Haye par la justice internationale

Au Kosovo, justice a-t-elle été rendue ?

11 min
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D'après le protocole mis en place en 2015 lors de la création du Tribunal spécial pour le Kosovo, les autorités kosovares ont quelques heures pour confirmer l'inculpation du président Hashim Thaçi, prononcée cet été. Entretien avec Jean-Arnault Dérens, rédacteur en chef du Courrier des Balkans.

Le Président du Kosovo Hashim Thaci accueilli par des supporters lors de son arrivée à la frontière entre l'Albanie et le Kosovo le 17 juillet dernier, après avoir été entendu pendant 4 jours à la Haye par la justice internationale
Le Président du Kosovo Hashim Thaci accueilli par des supporters lors de son arrivée à la frontière entre l'Albanie et le Kosovo le 17 juillet dernier, après avoir été entendu pendant 4 jours à la Haye par la justice internationale Crédits : STRINGER - AFP

On attend dans les heures ou les jours qui viennent, la confirmation de l’inculpation par le Tribunal spécial pour le Kosovo, d’Hashim Thaçi, président du Kosovo depuis 2016, accusé d’être « responsable d’une centaine de meurtres de disparitions forcées, de persécutions et de tortures ».

Hashim Thaçi était le commandant de l’Armée de libération du Kosovo qui mena, de 1998 à la fin de la guerre en juin 99 mais aussi au-delà,  une guérilla indépendantiste contre la Serbie.

Depuis quelques mois, il avait amorcé un rapprochement avec Belgrade.

Il y a déjà eu plusieurs procès d'anciens responsables de l'UCK, l'Armée de libération du Kosovo. Le problème, c'est que la plupart des procès se sont terminés par des acquittements... Tous ces procès ont échoué parce que dans quasiment tous les cas, les témoins contactés par l'accusation, soit ce ne se sont pas présentés à l'audience, soit se sont rétractés. Ils ont été victimes d'évidentes pressions. Pas mal de témoins avaient tout simplement disparu avant de pouvoir venir témoigner. Ces procès doivent pourtant permettre d'éclairer plusieurs zones d'ombre. D'abord, des actes de persécution contre les minorités non albanaises du Kosovo, donc les Serbes mais également les Roms, de la part de la guérilla albanaise de l'UCK. Il s'agit d'à peu près 500 à 600 personnes qui ont été kidnappées. L'autre aspect concerne des actes de détentions illégales, de tortures, de persécutions contre des rivaux politiques albanais, essentiellement des cadres de la Ligue démocratique du Kosovo le parti d'Ibrahim Rugova. Et puis, après la fin de la guerre, durant la fin de l'année 99, l'élimination physique de plusieurs centaines de cadres et des militants LDK.    Jean-Arnault Dérens

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