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Activité au marché de Khartoum ce 22 septembre

Transition au Soudan : qui a le plus à perdre du changement ?

12 min
À retrouver dans l'émission

Le coup d'Etat militaire qui a échoué avant hier au Soudan rappelle la fragilité du processus de transition démocratique entamé depuis plus de deux ans, suite à la destitution d'Omar El Béchir. Quels réseaux se mobilisent dans l'ombre pour faire échouer la transition? Et quel rôle joue l'armée ?

Activité au marché de Khartoum ce 22 septembre
Activité au marché de Khartoum ce 22 septembre Crédits : Ebrahim HAMID - AFP

Il n’aura pas fallu plus de trois heures pour que les hommes venus mardi avec l’intention de démettre le gouvernement en place à Khartoum, soient neutralisés. Très peu d’informations ont filtré sur cette piètre tentative de coup d’Etat, mais les autorités de Khartoum ont aussitôt dénoncé « des officiers et des civils issus de l’ancien régime », comprendre : des proches d’Omar el-Béchir, renversé il y a deux ans après 30 années d’autocratie. Depuis, une transition est en cours, que nous suivons régulièrement dans les Enjeux internationaux… un gouvernement de transition, à la fois militaire et civil, est en place le temps que le pouvoir bascule intégralement des premiers aux seconds.

Mais ces bouleversements politiques ne se font pas sans heurts, ni sans ennemis...

_C_es putschistes sont-ils des soutiens de l'ancien régime ? On ne le sait pas encore puisque l'armée ne communique absolument pas sur le profil de ces personnes. C'est le gouvernement civil qui pointe les réseaux de l'ancien régime. Ces réseaux sont-ils vraiment toujours constitués ? C'est en effet une question qui est importante. Il est certain que la crise politique qui a engendré la révolution, a provoqué un certain nombre de perdants. Notamment parmi les anciennes forces de sécurité et de surveillance, mais aussi dans la fonction publique, où un certain nombre de fonctionnaires ont perdu du pouvoir et de l'influence, et également, dans une certaine mesure, dans le monde des affaires que la crise économique impacte énormément. Ces réseaux sont davantage des perdants de la transition et de la révolution, que réellement des fidèles d'Omar el-Béchir ou d'un régime passé, qui était déjà vacillant au moment de la révolution.  Clément Deshayes

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