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Le milieu de terrain sud africain Kamohelo Mokotjo (g.) tacle le capitaine de l'équipe soudanaise Shareif Ramadan  (à d.), lors d'un match de qualification pour la coupe d'Afrique des Nations 2021 qui aura lieu au Cameroun. Ici à Soweto le 17/11/2019

La FIFA veut mettre le foot africain "au centre du monde"

12 min
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Pour mener à bien une "révolution du football africain" qu'il appelle de ses vœux, le président de la FIFA Gianni Infantino veut donner à la Confédération africaine du foot (CAF), les moyens d'investir dans davantage de compétitions et d'infrastructures. Entretien avec le chercheur Raffaele Poli.

Le milieu de terrain sud africain Kamohelo Mokotjo (g.) tacle le capitaine de l'équipe soudanaise Shareif Ramadan  (à d.), lors d'un match de qualification pour la coupe d'Afrique des Nations 2021 qui aura lieu au Cameroun. Ici à Soweto le 17/11/2019
Le milieu de terrain sud africain Kamohelo Mokotjo (g.) tacle le capitaine de l'équipe soudanaise Shareif Ramadan (à d.), lors d'un match de qualification pour la coupe d'Afrique des Nations 2021 qui aura lieu au Cameroun. Ici à Soweto le 17/11/2019 Crédits : Phill Magakoe - AFP

Mettre le foot africain "au centre du monde", c’est la conclusion d’une mission de six mois qu’a menée la FIFA, à la demande du président de la Confédération africaine (la CAF). Ahmad Ahmad sollicitait son aide pour l’aider à mettre en place une meilleure « gouvernance » de cet ensemble gigantesque de 54 fédérations - 54 pays africains qui composent la CAF, mais dont aucune équipe n’a encore jamais remporté de compétition mondiale.

Le continent africain pourtant « fournit » (à défaut parfois de les former eux-mêmes) les plus grands joueurs du monde… très vite accaparés par les clubs européens ou du Golfe persique. C'est ce que notre invité, le responsable de l’Observatoire du football au Centre international d’étude du sport (à Neuchâtel, en Suisse) appelle la "tendance exogéniste" du football africain.

Il y a bien des clubs de foot européens qui créent des centres de formation dans des pays africains, mais souvent ces initiatives ne durent pas, il y a des réalités locales qu'ils ne maîtrisent pas forcément et qui, au fil du temps, les rebutent. Aujourd'hui l'Afrique doit se prendre en main elle-même. Les clubs européens continuent d'être intéressés, beaucoup de futures vedettes viennent d'Afrique. Comment structurer tout ça de nouveau? Ce sont les acteurs locaux, les fédérations locales qui doivent travailler mieux et de manière plus sérieuse.     Raffaele Poli

Intervenants
  • responsable de l’Observatoire du football au Centre international d’étude du sport (CIES) de Neuchâtel, en Suisse.
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