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Le président venezuelien Nicolas Maduro lors d'une conférence de presse le 8 décembre 2020.

Au Venezuela, socialisme rime avec privatisations ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Le président vénézuélien compte profiter de sa majorité retrouvée au Parlement, après des législatives boycottées par l'opposition, pour mettre en œuvre son programme de privatisation de l'économie. Paradoxal pour le socialiste héritier de Chavez ? Entretien avec le chercheur Thomas Posado.

Le président venezuelien Nicolas Maduro lors d'une conférence de presse le 8 décembre 2020.
Le président venezuelien Nicolas Maduro lors d'une conférence de presse le 8 décembre 2020. Crédits : Yuri CORTEZ / - AFP

Avant des Matins largement consacrés aux Etats-Unis et aux violences de cette nuit au Capitole, le siège du Congrès, on s’intéresse dans les Enjeux internationaux à la situation au Venezuela où le Parlement d’ailleurs avait aussi été le théâtre de scènes d’émeutes en 2017 entre des partisans du parti socialiste au pouvoir, et les élus d’opposition alors majoritaires dans cette assemblée unicamérale. Il y avait eu des blessés… la comparaison s’arrête là.

A Caracas, le nouveau Parlement a pris ses fonctions avant-hier… Et le président Nicolas Maduro y a retrouvé une majorité écrasante : sur les 277 sièges, 256 sont désormais occupés par le Parti socialiste unifié. Le mandat de Juan Guaido comme président du Parlement a officiellement pris fin par la même occasion, l’opposition a déserté les bancs du Parlement après avoir appelé au boycott des élections.

Et qu’envisage de faire Nicolas Maduro de cette majorité parlementaire ? L’une de ses priorités est de privatiser un certain nombre de secteurs économiques. Une loi a été votée en octobre par "l'Assemblée constituante chaviste", appelée loi "anti-blocus". Cette loi choisit d'ouvrir aux capitaux étrangers un certain nombre de secteurs, en contradiction avec le texte de la Constitution qui garantit l'appartenance à l'état des sous sols vénézuéliens. 

C'est un choix évidemment contraint dans une situation où le Venezuela est isolé géopolitiquement et où il fait face à une crise de liquidités. Après, il y avait des dizaines de possibilités. C'est toujours un choix politique. Ses collègues cubains, durant la révolution, avaient choisi de nationaliser en masse. Là c'est un choix qui est rigoureusement l'inverse dans une situation économique tout à fait catastrophique, où l'économie s'est contractée de 70% ces dernières années et où l'Etat vénézuélien est en défaut partiel de paiement sur plusieurs de ses dettes. Donc effectivement ce choix est contraint dans une réalité économique extrêmement lourde.   Thomas Posado

Intervenants
  • docteur en science politique, chercheur associé au CRESPPA-CS (Centre de Recherches Sociologiques et Politiques de Paris)
L'équipe
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