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Des Ukrainiens manifestant à Kiev dimanche 8 décembre, à la veille du sommet prévu à Paris ce lundi, qui vise à normaliser la situation dans l’est de l’Ukraine. Les manifestants demandent à leur président de ne pas "capituler" devant le Russie.

L'avenir du Donbass en discussion ce lundi à Paris

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Un sommet au format dit "de Normandie" réunira cet après-midi les présidents ukrainien, russe, français et la chancelière allemande, pour tenter de trouver une issue diplomatique au conflit séparatiste qui a éclaté en 2014 dans l'est de l'Ukraine. Entretien avec la chercheuse Alexandra Goujon.

Des Ukrainiens manifestant à Kiev dimanche 8 décembre, à la veille du sommet prévu à Paris ce lundi, qui vise à normaliser la situation dans l’est de l’Ukraine. Les manifestants demandent à leur président de ne pas "capituler" devant le Russie.
Des Ukrainiens manifestant à Kiev dimanche 8 décembre, à la veille du sommet prévu à Paris ce lundi, qui vise à normaliser la situation dans l’est de l’Ukraine. Les manifestants demandent à leur président de ne pas "capituler" devant le Russie. Crédits : Sergei SUPINSKY - AFP

Maintes fois évoquée, cette réunion au sommet avait été conditionnée, de la part de l'Ukraine et de la Russie, à un désengagement des troupes adverses autour des villes de Donetsk et Louhansk, autoproclamées Républiques populaires autonomes en 2014 suite à l'intervention de groupes séparatistes pro-Russes. Chacune ayant reculé de quelques kilomètres il y a un mois, le rendez-vous quadripartite se tiendra bien tout à l'heure à Paris en présence de Volodimyr Zelensky président de l'Ukraine depuis le printemps dernier, Vladimir Poutine, Emmanuel Macron et Angela Merkel. Un sommet "au format Normandie" car la première du genre avait eu lieu en 2014 près de Ouistreham. Mais une telle configuration est-elle toujours adaptée? Comment pousser les protagonistes du conflit à respecter les accords de Minsk signés en 2015, avant d'éventuellement les amender?

La Russie a réussi à s'imposer dans les négociations comme un "partenaire". Et elle fait tout pour montrer que ce conflit est davantage une guerre civile qu'une guerre internationale. Parce que si l'on considérait la Russie comme étant un agresseur dans le conflit du Donbass, ça n'aurait pas du tout la même ampleur. Donc, elle se présente comme un intermédiaire, voire parfois comme un facilitateur de dialogue entre la partie ukrainienne et la partie séparatiste. Mais les images satellites nous prouvent régulièrement que le matériel militaire est convoyé de la Russie vers ces territoires ainsi qu'une certaine aide financière.   Alexandra Goujon

Intervenants
  • maître de conférence à l'université de Bourgogne Franche-Comté et à Sciences Po, spécialiste de la Biélorussie et de l'Ukraine
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