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L'opposant Sam Rainsy à son arrivée à l'aéroport de Kuala Lumpur, en Malaisie, samedi 9 novembre.

Le chef de l’opposition cambodgienne, en exil, tente un retour dans son pays

10 min
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Il est arrivé en Malaisie, mais a dû s’arrêter là pour l'instant. Sam Rainsy avait promis à ses soutiens de rentrer samedi 9 novembre à Phnom Penh. Celui qui a longtemps prôné une révolution "en douceur" appelle désormais les Cambodgiens à se soulever contre le Premier ministre Hun Sen.

L'opposant Sam Rainsy à son arrivée à l'aéroport de Kuala Lumpur, en Malaisie, samedi 9 novembre.
L'opposant Sam Rainsy à son arrivée à l'aéroport de Kuala Lumpur, en Malaisie, samedi 9 novembre. Crédits : SADIQ ASYRAF - AFP

Sam Rainsy, ancien ministre des finances cambodgien en exil à Paris, avait promis à ses soutiens de rentrer à Phnom Penh le 9 novembre. Une date doublement symbolique puisque c’était à la fois le jour de la fête d’indépendance du Cambodge (indépendance vis-à-vis de la France, en 1953) et l’anniversaire de la chute du mur de Berlin, que l’opposant cite souvent, en hommage à celles et ceux qui sont tombés pour la « liberté ».

Son parti, le Parti du sauvetage national du Cambodge, a été dissous il y a deux ans par les magistrats de la Cour suprême qui l’accusent d’avoir fomenté « une révolution en vue de renverser le régime ». Mais pour l’instant, de révolution il n’y a pas. Le Cambodge n’est pas été touché par ce mouvement de révolte qui secoue plusieurs pays du monde. 

Julie Gacon s'entretient avec Jean-Louis Margolin, maître de conférences en histoire contemporaine à l'Université de Provence, ancien directeur adjoint de l'institut de recherche sur le Sud-Est asiatique (IRSEA) du CNRS.

Comme en Algérie, où le souvenir de la guerre civile d'il y a une vingtaine d'années est encore très présent, la plupart des Cambodgiens sont très prudents vis-à-vis des appels à l’insurrection pouvant dégénérer en guerre et les ramener à ce cauchemar effroyable qu’ils ont connu dans les années 70. A l'époque aussi, les Khmers rouges prétendaient se battre pour l’égalité, la paix sociale et contre l’impérialisme.        Jean-Louis Margolin

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