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Manifestants contre le FMI devant le Congrès Argentin à Buenos Aires le 12 février. On peut lire "FMI = pauvreté"

L'Argentine pourra-t-elle renégocier sa dette auprès du FMI ?

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Une "mission technique" du Fonds monétaire international vient de passer quelques jours à Buenos Aires. Alberto Fernandez, président élu en décembre, demande un moratoire pour rembourser la dette contractée par son prédécesseur, Mauricio Macri. Entretien avec le chercheur Christophe Ventura.

Manifestants contre le FMI devant le Congrès Argentin à Buenos Aires le 12 février. On peut lire "FMI = pauvreté"
Manifestants contre le FMI devant le Congrès Argentin à Buenos Aires le 12 février. On peut lire "FMI = pauvreté" Crédits : RONALDO SCHEMIDT - AFP

Elu en décembre dernier pour succéder au libéral Mauricio Macri, le président argentin Alberto Fernandez veut renégocier le prêt qu’avait obtenu son prédécesseur auprès du Fonds monétaire international… Un prêt de 57 milliards de dollars - le plus important jamais consenti par l’institution financière - mais une dette aujourd’hui « insoutenable » selon le récent discours du ministre de l’économie Martin Guzman devant le Congrès argentin. La dette publique argentine dépasse aujourd’hui les 90% de son Produit intérieur brut.

Si le nouveau président de gauche, avait déjà dit qu’il aurait à cœur d’honorer les engagements pris par son pays, il compte en revanche obtenir a minima que son remboursement soit ré-échelonné. Et c'est ce dont il a essayé de convaincre la France, l'Espagne, l'Allemagne... et le Vatican, lors d'une récente tournée européenne. 

La mission technique du FMI ne s'est pas prononcée à la fin de son récent séjour en Argentine, mais en revanche, la directrice du FMI Kristalina Georgieva a rappelé qu'il n'y aurait pas de rabais sur la dette argentine. Il faut quand même savoir que ce qu'a prêté le FMI à l'Argentine - même des économistes du FMI ou dirigeants de gouvernements qui en sont membres le disent - ce n'était pas raisonnable. Cela représente 43% des prêts du FMI: jamais il n'a donné autant à un seul pays. De ce fait, il est aussi lié au sort argentin. Mais Kristalina Georgieva a également dit qu'elle était d'accord avec Alberto Fernandez quand il parle de la nécessité de retrouver de la croissance avant de rembourser ce prêt. Il y a donc une possibilité de discussion.     Christophe Ventura

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