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Evo Morales, le soir de l'élection présidentielle. Les premiers résultats annonçaient alors un second tour.

En Bolivie, croissance économique et dérive du pouvoir

11 min
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Trois jours après le premier tour de la présidentielle qui donne finalement vainqueur Evo Morales dès le premier tour pour un quatrième mandat, des milliers de Boliviens sont descendus hier encore dans les rues pour crier à la "fraude". Entretien avec la chercheuse Laetitia Perrier-Bruslé.

Evo Morales, le soir de l'élection présidentielle. Les premiers résultats annonçaient alors un second tour.
Evo Morales, le soir de l'élection présidentielle. Les premiers résultats annonçaient alors un second tour. Crédits : JORGE BERNAL - AFP

Le décompte des bulletins de vote de la présidentielle de dimanche n’est pas terminé, mais d’ores et déjà les candidats de l’opposition disent qu’ils ne reconnaîtront pas les résultats, faussés selon eux par la « fraude ». Le comité dit « Pro-Santa Cruz », une organisation de la société civile, a appelé à une grève générale à partir d'aujourd'hui.

Pour résumer en quelques mots : la page Internet du Tribunal suprême électoral annonçait dimanche soir, après décompte de 84% des voix, une avance de sept points d’Evo Morales sur son adversaire. Le lendemain, après décompte de 95% des bulletins, il en avait plus de 10.10,1 précisément… et donc de quoi être réélu pour un 4e mandat dès le premier tour, selon la loi bolivarienne

Dans la dernière décennie, la question de la fraude ne s’est jamais posée. Evo Morales a été élu trois fois en 2005, 2009 et 2014 avec à chaque fois une longueur d’avance conséquente sur ses adversaires, la question du comptage des voix n’était donc pas un enjeu. Les opposants utilisent le terme de « fraude » mais pour l'instant, il n’y a rien d’avéré. Les observateurs internationaux qui sont présents sur place ont plutôt « émis des réserves » sur ce décalage entre les premières estimations du tribunal électoral et les deuxièmes, arrivées 24h plus tard après un long silence    Laëtitia Perrier-Bruslé.

Sur son dernier mandat, Evo Morales a rompu le pacte tacite qu’il avait passé avec la société bolivienne. Il avait promis de protéger l’institution démocratique, assez jeune puisqu'elle date seulement de 1982. Mais en ne respectant pas le "non" au référendum de 2016 qui aurait dû lui interdire de se représenter, il n'a pas respecté ce pacte.      Laëtitia Perrier-Bruslé.

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