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Pour le Président de la Chambre des communes John Bercow (à droite), la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement britannique est un "scandale constitutionnel'". Photo du 25 juillet 2019

Les parlementaires britanniques ne veulent pas se laisser suspendre

10 min
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Après la décision prise mercredi par Boris Johnson de proroger pour cinq semaines la session parlementaire, les opposants fourbissent leurs armes juridiques. Leurs recours ont-ils des chances d'aboutir? Entretien avec le chercheur Aurélien Antoine.

Pour le Président de la Chambre des communes John Bercow (à droite), la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement britannique est un "scandale constitutionnel'". Photo du 25 juillet 2019
Pour le Président de la Chambre des communes John Bercow (à droite), la décision de Boris Johnson de suspendre le Parlement britannique est un "scandale constitutionnel'". Photo du 25 juillet 2019 Crédits : JESSICA TAYLOR / UK PARLIAMENT - AFP

« Cher collègue, J’espère que vous avez passé d’agréables et productifs congés d’été, avec l’occasion d’un peu de repos avant de revenir à la Chambre des communes », c’est ainsi que commençait la lettre de Boris Johnson aux députés britanniques pour leur annoncer six paragraphes plus tard, que leur rentrée serait plus courte que prévue. Maintenue au 3 septembre, elle s’achèvera… une semaine plus tard et les travaux parlementaires ne reprendront que le 14 octobre, soit 15 jours tout juste avant la sortie prévue de l’Union européenne. 

Les parlementaires ne pourront donc pas ne serait-ce que questionner le gouvernement sur sa politique pendant ces 5 semaines de prorogation... Mais jusque-là le Premier ministre Boris Johnson avance dans un cadre parfaitement légal, rappelle notre invité, le juriste Aurélien Antoine.

Difficile de dire que le droit du Parlement a été complètement atteint, car il a déjà eu à maintes reprises l’occasion de se prononcer sur le Brexit. Dans un "coup d’Etat" il n'y a aucune possibilité de faire recours aux juridictions, ni de défaire le gouvernement, ni de faire voter des lois pour le contrer. Or, il reste des fenêtres de tir. Aurélien Antoine

Intervenants
  • professeur de droit public à l’Université Jean Monnet de Lyon - Saint-Étienne et fondateur de l’Observatoire du Brexit, spécialiste du droit constitutionnel britannique
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