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Une mère rohingya et son enfant, réfugiés dans un camp situé sur l'île Shah Porir Dwip au Bangladesh

Birmanie : les massacres sont-ils une campagne d’expropriation ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Pour la première fois, hier, l’Assemblée Générale de l’ONU a voté une déclaration pour un arrêt des violences en Birmanie : déclaration non contraignante, à valider dans un mois, mais signe d’une pression internationale accrue sur les autorités du Myanmar.

Une mère rohingya et son enfant, réfugiés dans un camp situé sur l'île Shah Porir Dwip au Bangladesh
Une mère rohingya et son enfant, réfugiés dans un camp situé sur l'île Shah Porir Dwip au Bangladesh Crédits : DIBYANGSHU SARKAR - AFP

Cette semaine a aussi été marquée par la première visite du Secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson. Et le Pape François se rendra en visite dans le pays dans 10 jours.

Cette déclaration reste cependant en deçà des qualifications les plus sévères d’enquêteurs de l’ONU ou des ONG qui parlent « d’épuration ethnique ». Et la réponse des autorités militaires est ambigüe : elles envoient quelques signaux d’apaisement, limogent le Général Maung Maung Soe chargé de l’Arakan en début de semaine, arrêtent un moine nationaliste – tout en déclarant préjudiciable l’intérêt appuyé de l’ONU.

Quoi qu’il en soit, deux mois et demi après le regain de violences, le processus diplomatique a piétiné face à la rapidité de l’exécution militaire. Or, si elle est sous pression diplomatique, la Birmanie est aussi sous pression économique, prisée pour ses ressources gazière (supérieures à 40 % PIB) et sa position stratégique dans le Golfe du Bengale, sur la nouvelle Route de la Soie maritime chinoise : l’Arakan, où habitent les Rohingyas, est aussi l’épicentre de cette nouvelle activité économique !

Désormais plus de 600 000 Rohingyas ont fui la région (sur une population estimée à 1 100 000). Ils se retrouvent exilés, sans passeport ni titre de propriétés, leur habitations brûlées et leurs champs récoltés par le gouvernement : parallèlement à la diffusion d’une haine ethnique et bouddhiste, a-t-on aussi assisté à une campagne d’expropriation organisée ?

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

Sur la chaîne France2, le magazine Envoyé Spécial diffuse ce reportage tourné sur place :

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Déchue de sa nationalité birmane, cette minorité musulmane apatride est victime d'une poussée xénophobe sans précédents, dans un pays pourtant majoritairement bouddhiste. Tourné avant l'exode de cet été, le magazine Reportage diffuse sur la chaîne arte ce documentaire consacré à la vie que menaient les Rohingyas en Birmanie, avant de devoir quitter brutalement leurs villages : 

Le magazine Focus, diffusé sur France24, s'est également intéressé à cette violence bouddhiste nationaliste extrémiste à l'encontre de la minorité musulmane. Et donne la parole à Sophie Ansel, spécialiste de la région, qui explique les interactions entre dictature militaire et clergé bouddhiste :

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Intervenants
  • coordinatrice de l'association Info Birmanie (www.info-birmanie.org)
L'équipe
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