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Recep Tayyip Erdogan, à la tribune de son propre palais présidentiel

Turquie. Diplomatie, économie : Erdogan va-t-il réussir sa sortie de virage ?

10 min
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La Turquie s'apprête à prendre la présidence du D8. Cette entité constituée il y a 20 ans représente les huit plus grands pays musulmans du monde : de la Malaisie au Nigeria en passant par le Pakistan : 15 % de la population et 4 % du commerce mondial, une croissance annuelle de 6 %

Recep Tayyip Erdogan, à la tribune de son propre palais présidentiel
Recep Tayyip Erdogan, à la tribune de son propre palais présidentiel Crédits : MURAT CETIN MUHURDAR / TURKISH PRESIDENTIAL PRESS SERVICE - AFP

C’est un potentiel prometteur dans une économie mondiale à la croissance plus douce (3,7 % environ) : et une perspective d’alliances intéressantes pour une Turquie qui a perdu son image de stabilité dans la région, et qui se trouve dans la nécessité de réorienter son économie et sa diplomatie.

Depuis juillet 2016, les motifs d’isolement ont été nombreux : « bras de fer » avec l’UE, brouille avec les Etats-Unis, empoignade et réconciliation avec la Russie… Parallèlement, le président Erdogan a multiplié les visites bilatérales et les annonces de partenariats renforcés, en Afrique notamment : la diplomatie turque a été suractive cette année.

Or l’équation est compliquée pour un président Erdogan aux pouvoirs renforcés depuis le référendum d’avril dernier. Car la guerre de Syrie et le coup d'Etat l’ont conduit à un virage autoritaire. La gouvernance d’Erdogan risque désormais dêtre perçue comme un facteur d'instabilité alors que la vitalité économique reste primordiale pour le parti présidentiel l’AKP, qui a construit sa popularité sur les classes moyennes et une croissance annuelle à 7 %.

Le D-8 (de l'anglais developing) est une association de coopération économique et commerciale. Depuis 1997, elle rassemble 8 pays musulmans : le Bangladesh, l'Égypte, l'Indonésie, l'Iran, la Malaisie, le Nigeria, le Pakistan et la Turquie. Ils veulent renforcer le rôle des pays en développement dans l'économie globalisée, créer de nouvelles opportunités en matière de relations commerciales et, subsidiairement, améliorer les conditions de vie des populations les plus pauvres...

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

La chaîne DW résume en 4 minutes les volontés expansionnistes insufflées par Erdogan dans la diplomatie turque et ses aspirations de grandeur géopolitique. Il se proclame le "père de la nouvelle identité turque", en utilisant la religion comme ciment populaire :

Des dizaines de milliers de fonctionnaires et plus de 5000 universitaires ont été licenciés depuis un an et demi partout en Turquie. Ces chômeurs sont également poursuivis en justice et ont, à la fois, interdiction de travailler et interdiction de quitter le territoire pour tenter de trouver du travail ailleurs, malgré le haut niveau de leurs diplômes ou de leur spécialisation professionnelle. La chaîne France 24 est allée en rencontrer quelques-uns et nous propose ensuite une interview de Nedim Gürsel :

La télévision publique TRT donne ici le point de vue gouvernemental concernant la position de Donald Trump, président du principal pays allié de la Turquie, sur l'accord nucléaire iranien, validé par Barack Obama contre l'avis d'Hillary Clinton :

Et dans ce reportage, elle montre les manœuvres de l'armée turque en territoire kurde syrien (et peut-être aussi un peu en territoire kurde irakien, sans le dire ?) :

La chaîne Al Jazeera, dont la rédaction est présente en permanence en Somalie, a tourné ce reportage autour de la toute nouvelle base installée par l'armée turque dans la corne de l'Afrique :

Intervenants
  • économiste, éditeur, journaliste et politologue turc
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