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Le ministre des Affaires étrangères italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio, lors d'un metting du parti le 22 janvier 2020 à Rome.

Mouvement 5 étoiles : dernières lueurs avant extinction ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Après des résultats très décevants lors de scrutins régionaux et municipaux cette année, le M5S tient son congrès ce week-end. Plusieurs visions vont s'opposer, entre "fondamentalistes", attachés à l'identité originelle du mouvement, et "réalistes". Entretien avec le chercheur Paolo Modugno.

Le ministre des Affaires étrangères italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio, lors d'un metting du parti le 22 janvier 2020 à Rome.
Le ministre des Affaires étrangères italien et chef du Mouvement 5 étoiles Luigi Di Maio, lors d'un metting du parti le 22 janvier 2020 à Rome. Crédits : ALBERTO PIZZOLI - AFP

C'était en 2013, aux élections législatives italiennes. Le tout nouveau Mouvement Cinq étoiles réalisait un véritable miracle électoral en remportant près de 26% des suffrages à la Chambre des députés. Les commentateurs médusés expliquaient qu’il s’agissait des débuts les plus couronnés de succès de l’histoire électorale européenne depuis 1945… L’humoriste Beppe Grillo s’installait ensuite comme le premier opposant au président du Conseil Matteo Renzi.

Depuis, Beppe Grillo s’est éloigné…, le Mouvement 5 Etoiles a d’abord fait alliance avec l’extrême-droite de Salvini puis gouverné, et gouverne toujours, avec le Parti démocrate

Mais il traverse (déjà !) une crise d’identité qu’il s’agir de résoudre, à tout le moins d’étudier, ce week-end lors du congrès du Mouvement.

Le Mouvement Cinq Etoiles connait aujourd'hui le même phénomène que les Grünen allemands il y a une quarantaine d'années. Les Verts allemands étaient divisés en deux courants : les "fondamentalistes" qui étaient restés fidèles à l'idéologie de départ, et les "réalistes". C'est la même chose chez le Mouvement 5 étoiles. Il y a une grande majorité de réalistes, de gens qui veulent rester au gouvernement, qui veulent s'institutionnaliser. Et puis, vous avez une petite minorité, qui a quand même une influence idéologique très importante, qui veut revenir aux sources du mouvement. Il faut donc composer entre ces deux âmes du mouvement. Mais je suis persuadé que ce qui va prévaloir, c'est la volonté de rester au pouvoir. Parce qu'ils sont quand même bien où ils sont, c'est à dire qu'ils se sont aussi attachés aux places comme les autres.     Paolo Modugno

Intervenants
  • enseignant de civilisation italienne à Sciences Po.
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