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"Borobi" est la mascotte officielle des "Gold Coast Commonwealth Games 2018". Depuis 1930, il se déroulent tous les quatre ans dans un pays différent de l'organisation. Ils réunissent 5000 athlètes !

Royaume Uni : le Commowealth sera-t-il la planche de salut post-Brexit ?

10 min
À retrouver dans l'émission

53 pays et Londres au milieu : un rêve promu par certains à Whitehall, alors que se tient aujourd’hui dans la capitale le sommet des chefs de gouvernement du Commonwealth. En suggérant une alternative possible à l’UE après le Brexit, quel est l’objectif des autorités britanniques ?

"Borobi" est la mascotte officielle des "Gold Coast Commonwealth Games 2018". Depuis 1930, il se déroulent tous les quatre ans dans un pays différent de l'organisation. Ils réunissent 5000 athlètes !
"Borobi" est la mascotte officielle des "Gold Coast Commonwealth Games 2018". Depuis 1930, il se déroulent tous les quatre ans dans un pays différent de l'organisation. Ils réunissent 5000 athlètes ! Crédits : Saeed Khan - AFP

30 pays sur 53 : c’est le plus grand rassemblement de chefs de gouvernement du Commonwealth depuis 20 ans à Londres ;  témoin des grandes ambitions britanniques envers cet ensemble qui représente 1/3 des habitants et pèse 14 % de l’économie mondiale. Depuis 3 ans – et le référendum sur le Brexit – le thème d’un Commonwealth alternative, voire substitut à l’Union Européenne, revient régulièrement au printemps.

L’idée – essentiellement portée par les secrétaires d’Etat Liam Fox et Boris Johnson – prévoit un resserrement des liens existants mais aussi des partenariats économiques nouveaux avec des pays préférentiels. Selon certaines sources, 6 d’entre eux auraient déjà été identifiés comme « prioritaires » et un projet d’accords bilatéraux avec certains pays africains suscite la polémique : « Empire 2.0 » disent les plus ironiques, au sein même du gouvernement.   

Le potentiel est important, la marge à combler l’est aussi : puissant comme addition d’entités, le Commonwealth ne représente que 9 % du commerce britannique (42 % pour l’UE) et politiquement, il s’est diversifié : certains poids lourds comme l’Inde ou la Canada se sont affirmés et détachés de la sphère britannique, les disparités politiques sont plus grandes, certains sont ouvertement courtisés par la France (Emmanuel Macron en Inde récemment a affirmé vouloir en faire son « premier partenaire stratégique » dans la région).

« Le commerce s’est déplacé à l’Est », annonce la Secrétaire Générale du Commonwealth. De fait, si le Secrétaire d’Etat au Commerce International Liam Fox s’est lancé dans une tournée diplomatique intense depuis 2 ans, dans plus de 40 pays (il a dépassé la distance Terre-Lune !), dont certains Etats faiblement liés au Royaume-Uni (Panama, Vietnam), le commerce transatlantique reste une priorité ($200 milliards par an avec les Etats-Unis), Liam Fox vient d’y passer une semaine entière, en prenant soin de visiter Starbucks et Boeing.

Dans cette configuration, la marge réelle du gouvernement britannique est étroite : entre la perspective d’accords bilatéraux qu’il ne peut pas conclure avant le Brexit, et la nécessité de ne pas donner l’impression de nuire au multilatéralisme. La question des accords bilatéraux post-Brexit a été soigneusement éliminée de ce sommet, centré sur la jeunesse, les femmes et l’écologie.   

Reste que le Commonwealth offre un ancrage concret au projet de « Global Britain » énoncé par Theresa May. S’agit-il d’un nouveau slogan, d’une réelle opportunité, ou d’un moyen de vendre le Brexit alors que certains demandent un referendum sur l’accord final ?

@TEnjeux @XXMonde

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Intervenants
  • Maître de conférences en histoire et civilisation britanniques à l'Université Paris Diderot
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