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Populismes et extrêmes-droites en Europe - 2 - Le cas danois

12 min
À retrouver dans l'émission

Au lendemain des européennes de fin mai, les mouvements antieuropéens et eurosceptiques, mais aussi les partis d’extrême droite ont obtenu un score important. Encore faut-il savoir de quoi on parle.

D’abord, comment définir et délimiter le populisme ?

En première approche, les mouvements populistes prétendre traduire les vraies aspirations du peuple proposent des solutions, globales, simples et garanties (« Il n’y a pas de plan B »), tout comme les fédéralistes, tout autant idéologiques jouent sur les peurs collectives exploitent le thème du déclin contestent les grandes familles de droite et de gauche, sont souvent incarnés par un dirigeant salvateur sont clientélistes actionnent des ressorts puissants : anti-élites, anti-technocrates, anti-européens, anti-experts vantent la démocratie directe (souhait fréquent d’une proportionnelle intégrale) récusent volontiers leurs adversaires critiquent le déficit démocratique de l’Union européenne célèbrent l’altermondialisme dans l’acception radicale et violente du terme etc.

En première approche aussi, comment cerner aujourd’hui les extrêmes droites , qui peuvent actionner au besoin les ressorts du populisme ? Celles-ci peuvent être anti-système ouvertement fascistes néo-nazies antisémites (ou anti-juives ou anti-arabes, ou les deux) anti-immigration anti-Union européenne anti-construction communautaire, ce qui n’est pas la même chose anti-euro etc.

Et comment les deux phénomènes se recoupent-ils ?

Nonna MAYER est directrice de recherche au CNRS, rattachée au CEVIPOF (Sciences-Po)

affiches du danskfolkeparti
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Intervenants
  • Politologue, directrice de recherche émérite au CNRS, rattachée au Centre d’études européennes de Sciences Po
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