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Populismes et extrêmes-droites en Europe - 3 - Le cas hongrois

12 min
À retrouver dans l'émission

Hungarian Justice and Life Party
Hungarian Justice and Life Party

Au lendemain des européennes de fin mai, les mouvements antieuropéens et eurosceptiques, mais aussi les partis d’extrême droite ont obtenu un score important. Encore faut-il savoir de quoi on parle.

D’abord, comment définir et délimiter le populisme ?

En première approche, les mouvements populistes prétendre traduire les vraies aspirations du peuple proposent des solutions, globales, simples et garanties (« Il n’y a pas de plan B »), tout comme les fédéralistes, tout autant idéologiques jouent sur les peurs collectives exploitent le thème du déclin contestent les grandes familles de droite et de gauche, sont souvent incarnés par un dirigeant salvateur sont clientélistes actionnent des ressorts puissants : anti-élites, anti-technocrates, anti-européens, anti-experts vantent la démocratie directe (souhait fréquent d’une proportionnelle intégrale) récusent volontiers leurs adversaires critiquent le déficit démocratique de l’Union européenne célèbrent l’altermondialisme dans l’acception radicale et violente du terme etc.

En première approche aussi, comment cerner aujourd’hui les extrêmes droites , qui peuvent actionner au besoin les ressorts du populisme ? Celles-ci peuvent être anti-système ouvertement fascistes néo-nazies antisémites (ou anti-juives ou anti-arabes, ou les deux) anti-immigration anti-Union européenne anti-construction communautaire, ce qui n’est pas la même chose anti-euro etc.

Et comment les deux phénomènes se recoupent-ils ?

AUJOURD'HUI, LA HONGRIE. D’abord, comme ailleurs, la victoire a été celle de l’abstention, massive (71 %). Ensuite, le parti d’extrême-droite (le Jobbik) est arrivé en deuxième position, après le Fidesz (plus de 51 % des suffrages), avec près de 15 % des voix, profitant aussi de l’éclatement des voix de gauche entre plusieurs partis et de la déconfiture des communistes. Le Jobbik obtient trois députés.

Par-delà ces résultats et ceux des législatives d’avril dernier (l’extrême droite avait obtenu 20 % des voix), d’où vient le Jobbik ? Que propose-t-il ? Pourquoi est-il considéré comme raciste, antisémite et anti-Roms ? Est-il durablement ancré dans la vie politique ? Quels liens, politiques et financiers, entretient-il avec Moscou (l’un des candidats a été accusé d’espionnage au profit de la Russie). Peut-on, plus généralement, parler d’un axe réunissant Moscou et certains partis d’extrême-droite européens ?

Thomas Schreiber est spécialiste de l’Europe centrale

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