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Le côté polonais de la "trouée de Suwalki", une bande de terre le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie prise en sandwich entre Kaliningrad et la Biélorussie.

Pourquoi les Etats baltes surveillent d'aussi près la crise biélorusse

10 min
À retrouver dans l'émission

C'est une bande de terre plate qui, du nord au sud sépare la Lituanie de la Pologne, et d’est en ouest, permet de relier la Biélorussie à l’enclave russe de Kaliningrad. Les Etats baltes imaginent déjà l'armée russe postée sur cette "Trouée de Suwalki". Entretien avec la chercheuse Céline Bayou.

Le côté polonais de la "trouée de Suwalki", une bande de terre le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie prise en sandwich entre Kaliningrad et la Biélorussie.
Le côté polonais de la "trouée de Suwalki", une bande de terre le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie prise en sandwich entre Kaliningrad et la Biélorussie. Crédits : JANEK SKARZYNSKI / - AFP

La semaine dernière, nous évoquions la crise politique en Biélorussie vue depuis les campagnes de cette ancienne république d’URSS.

Ce matin il s'agit d'en rappeler les enjeux régionaux, mais depuis là encore une toute petite échelle. Cette bande de terre s’appelle « trouée de Suwalki », et les Etats baltes la considèrent comme leur talon d’Achille face à la Russie.

Entretien avec Céline Bayou, rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'est.

En rouge, la "trouée" ou "brèche de Suwalki", le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie, qui relie la Biélorussie à l'enclave russe de Kaliningrad.
En rouge, la "trouée" ou "brèche de Suwalki", le long de la frontière entre la Pologne et la Lituanie, qui relie la Biélorussie à l'enclave russe de Kaliningrad. Crédits : Jakub Łuczak

On est dans l'hypothèse où il y aurait un danger militaire pour les Baltes venant de Russie, qui est une hypothèse que les Baltes retiennent depuis longtemps. C'est bien d'ailleurs l'un des moteurs de leur intégration à l'OTAN. De façon générale, l'OTAN considère que cette zone est son talon d'Achille : à partir du moment où on a cette trouée de Suwalki, on sait que potentiellement, les Etats baltes peuvent être coupés dans leur accès terrestre du reste de leurs partenaires de l'Alliance atlantique. Et là où les choses se compliquent, c'est qu'à Kaliningrad, les installations militaires sont telles - base maritime et systèmes aériens de missiles -  que l'on a ce qu'on appelle une "bulle de déni d'accès". C'est à dire que potentiellement, l'OTAN ne peut pas accéder aux États baltes, ni par terre, ni par mer, ni par terre.    Céline Bayou

_Sur toute cette problématique, on est vraiment sur de la posture et du discours. Après, on peut réfléchir à la potentialité ou la réalité de cette menace. A partir du moment où l'on considère qu'il y a une potentialité, on peut calculer un pourcentage de risque. De toute façon, il existe. Donc, il faut qu'il soit pris en compte.   _ Céline Bayou

Intervenants
  • Chargée de cours à l'INALCO, chercheure associée au CREE (Centre de recherches Europes-Eurasie) de l'INALCO et rédactrice en chef de la revue en ligne Regard sur l'Est.
L'équipe
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