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Des soldats turcs et des miliciens syriens rassemblés à la périphérie de la ville de Manbij près de la frontière turque, le 14 octobre.

Que peut l’OTAN face à l’offensive turque en Syrie ?

11 min
À retrouver dans l'émission

Le secrétaire général de l'OTAN s'est montré très prudent face à l'attaque militaire de la Turquie, évoquant ses "préoccupations militaires légitimes". Erdogan lui, parle d'une opération "très importante pour la sécurité du territoire de l'Alliance". Entretien avec l'historienne Jenny Raflik.

Des soldats turcs et des miliciens syriens rassemblés à la périphérie de la ville de Manbij près de la frontière turque, le 14 octobre.
Des soldats turcs et des miliciens syriens rassemblés à la périphérie de la ville de Manbij près de la frontière turque, le 14 octobre. Crédits : Zein Al RIFAI - AFP

Que peut l’Alliance atlantique quand l’un de ses plus puissants alliés se rend coupable d’une agression, manifestement pensée et planifiée depuis longtemps, contre un pays voisin - plus spécifiquement contre les forces kurdes syriennes… ? 

L'OTAN a d’abord dit ne « pas être concernée » avant d’appeler Erdogan à agir « avec retenue » ce sont les mots de son secrétaire général de Jens Stoltenberg, qui tempère la condamnation plus ferme de certains de ses pays membres, ou même de l’Union européenne. « La Turquie est importante pour l’OTAN, notamment dans la lutte contre Daech » explique Jens Stoltenberg, « il ne faut pas saper l’unité dont nous avons besoin pour mener cette lutte à bien »

Quant à la Turquie, elle demande à l’Otan de témoigner d’une « solidarité plus affirmée » sur ce front qu’elle a elle-même ouvert.

Le traité de Washington ne permet pas à l’OTAN de se séparer d’un membre. La Turquie pourrait choisir de partir, mais l’Alliance elle, ne peut que composer avec elle. Et la situation géographie de la Turquie est fondamentale pour l'OTAN. Quand son secrétaire général insiste sur l’importance de la Turquie pour la lutte contre Daech, il fait référence aux bases de l’OTAN sur son territoire, qui ont été utilisées par les Occidentaux comme relais. La Turquie abrite aussi un poste de commandement des forces terrestres à Izmir depuis 2012, c’est de là que s'effectue le déploiement un commandement terrestre en cas d’opération conjointe.     Jenny Raflik

Intervenants
  • Professeure d'Histoire contemporaine à l’Université de Nantes
L'équipe
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