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Le nouveau président élu iranien  Ebrahim Raisi lors de sa première conférence de presse le 21 juin 2021 à Téhéran.

Qui est le nouveau président iranien ?

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Ebrahim Raïssi a été élu dimanche avec près de 62% des voix, mais plus de 51% d’abstention. Cet homme de loi a fait carrière comme procureur, et ses adversaires l'accusent d'avoir du sang sur les mains. Entretien avec la sociologue Azadeh Kian.

Le nouveau président élu iranien  Ebrahim Raisi lors de sa première conférence de presse le 21 juin 2021 à Téhéran.
Le nouveau président élu iranien Ebrahim Raisi lors de sa première conférence de presse le 21 juin 2021 à Téhéran. Crédits : ATTA KENARE - AFP

Ebrahim Raïssi a été élu dimanche avec près de 62% des voix… mais plus de 51% d’abstention, un record pour une élection présidentielle depuis l’instauration de la République islamique, en 1979.

Les plus conservateurs des électeurs ont donc vu leur favori l’emporter. Favori, Ebrahim Raïssi l’était aussi faute d’adversaires sérieux, de nombreuses candidatures ayant été invalidées.

Qui est cet homme qui a fait carrière dans le droit, comme procureur ?

En 1988, Ebrahim Raïssi devient procureur de Téhéran et l'ayatollah Khomeiny, qui est en fin de vie, le charge de trouver des solutions à des dossiers "problématiques". Parmi eux, c'est le sort de quatre mille prisonniers politiques en Iran qui attendaient leur libération. Plusieurs centaines ou milliers d'entre eux avaient été déjà exécutés. En 1988, Khomeiny ordonne donc à un groupe de quatre personnes, dont Ebrahim Raïssi, de prendre une décision quant à l'exécution de ces prisonniers politiques. Ces prisonniers politiques seront exécutés quelques jours plus tard et leurs corps jetés dans des fosses communes près de Téhéran. Cet endroit qui n'est pas un cimetière, est devenu un lieu de pèlerinage pour les familles de ces prisonniers politiques assassinés et aussi pour d'autres opposants au régime.       Azadeh Kian

Au nouveau président qui s'est posé en héraut de la lutte anti-corruption quand il était procureur, l'ancien directeur de la Banque centrale a, lors d'un débat, tendu une liste de 15 personnes les plus corrompues d'Iran qu'il n'avait pas poursuivies.     Azadeh Kian

Intervenants
  • Professeure de sociologie, directrice du département de sciences sociales et du CEDREF à l'Université de Paris (ex Paris 7 Diderot)
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