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La ville de Beyrouth plongée dans le noir après une coupure d'électricité le 11 octobre dernier.

Qui pour rallumer la lumière au Liban ?

12 min
À retrouver dans l'émission

Le Liban traverse une pénurie d'électricité sans précédent. Le manque de fioul empêche les centrales de fonctionner. Les acteurs de la région, Iran, Egypte, Jordanie, se mobilisent pour jouer un rôle dans cette crise et tirer leur épingle d'un jeu dont le grand gagnant pourrait être la Syrie.

La ville de Beyrouth plongée dans le noir après une coupure d'électricité le 11 octobre dernier.
La ville de Beyrouth plongée dans le noir après une coupure d'électricité le 11 octobre dernier. Crédits : AFP - AFP

L’établissement public EDL, Electricité du Liban, avait prévenu, dès le mois de septembre, d’un risque imminent « d’effondrement total du réseau ». Il n’y a plus de gazole dans les deux centrales principales du pays.

L’électricité publique ne fonctionne plus que deux heures par jour, le reste du temps les Libanais se débrouillent avec les générateurs privés - pour peu qu’ils aient les moyens de payer un abonnement. Les journées ayant déjà considérablement raccourci en ce mois d’octobre, certains vivent dès 19h30 à la bougie, même dans la capitale Beyrouth.

Pendant que les Libanais s’adaptent au jour le jour à ces nouvelles contraintes, des discussions diplomatiques ont lieu entre les responsables du pays, et quelques Etats de la région. L’Egypte, la Jordanie se proposent de fournir le Liban en énergie, mais cela devra passer… par la Syrie.

Avec David Rigoulet-Roze, chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) et chercheur associé à l'IRIS. Rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.

Le fioul iranien a permis de pallier en urgence le problème de l'énergie libanaise, mais ce n'est pas une solution pérenne. La solution envisagée à terme, c'est d'utiliser le "gazoduc arabe" qui passe par la Syrie et acheminerait le gaz depuis l'Égypte via la Jordanie. Et là, il a fallu un accord de principe des Etats-Unis, pour accepter le principe de suspendre la loi César qui sanctionne toute relation avec la Syrie. Tout est fait pour éviter que l'Iran puisse se présenter comme la solution au problème énergétique libanais.     David Rigoulet-Roze

Intervenants
  • Chercheur à l'Institut Français d'Analyse Stratégique (IFAS) et chercheur associé à l'IRIS. Rédacteur en chef de la revue Orients Stratégiques.
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