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Affiche de campagne pour le référendum sur des changements de la constitution algérienne, qui aura lieu le 1er novembre. Alger, 22 octobre 2020.

Référendum constitutionnel en Algérie : que reste-t-il des revendications du Hirak ?

11 min
À retrouver dans l'émission

Les électeurs algériens sont appelés à adopter une nouvelle constitution le 1er novembre. Que reste--t-il, dans cette nouvelle loi fondamentale, et au-delà dans la société algérienne, des revendications du mouvement qui a réussi à chasser du pouvoir l'inamovible Abdelaziz Bouteflika ?

Affiche de campagne pour le référendum sur des changements de la constitution algérienne, qui aura lieu le 1er novembre. Alger, 22 octobre 2020.
Affiche de campagne pour le référendum sur des changements de la constitution algérienne, qui aura lieu le 1er novembre. Alger, 22 octobre 2020. Crédits : RYAD KRAMDI - AFP

Que reste-t-il des revendications du Hirak plus de 20 mois après son commencement ? En 2019 ce mouvement historique a réussi à chasser du pouvoir l’inamovible Abdelaziz Bouteflika, au pouvoir depuis 1999. 

Ce mouvement populaire, politique, de masse, a vu cohabiter des militants de toutes sensibilités dans des manifestations monstres qui ont défié le pouvoir dans les rues chaque mardi et chaque vendredi… Jusqu’à la pandémie de coronavirus qui a stoppé net le Hirak dans sa partie la plus visible en mars dernier. 

Le mouvement a alors été confronté à une véritable mise au pas sécuritaire avec les arrestations, et des condamnations parfois lourdes de ses militants.

Le pouvoir algérien entend reprendre le contrôle des événements et du calendrier politique : une nouvelle constitution a été rédigée par un comité nommé par le pouvoir. Le peuple algérien est appelé à l’adopter dimanche prochain. 

Cette constitution a pour but, dans l’esprit du régime, de légitimer un nouveau président. Et aussi l’Algérie nouvelle, l’Algérie de Bouteflika à laquelle aurait mis fin « le Hirak béni », selon l’expression que le président Tebboune a beaucoup utilisée… Et puis, « fin de la récréation », un nouveau président est élu, tout est réglé, et nul n’est besoin de demander une démocratisation des institutions plus avancée. Sauf que le Hirak ne l’a pas entendu de cette oreille et cette solution de la constitution comme légitimation d’une nouvelle ère est refusée - Amel Boubekeur

Les appels à plus de justice, moins de corruption, plus d’Etat de droit entendus dans les manifestations ont-ils été entendus ? Où en est le mouvement aujourd’hui ? 

La période de pause concertée et acceptée collectivement par les acteurs du Hirak pendant le Covid-19 a permis d’entériner la question de la négociation. Il n’est plus question de donner du crédit à la possibilité de négocier une transition pactée avec les autorités. Il y a des appels à organiser une transition autonome avec l’organisation de conseils locaux. C’est quelque chose qui a muri depuis un an et demi et qui est maintenant véritablement acté - Amel Boubekeur

A lire :

Algérie. Une Constitution pour en finir avec le Hirak, article d'Orient XXI

Algérie : appel « pour la libération des détenus du Hirak », tribune d'un collectif publiée dans Le Monde

En Algérie, un projet de Constitution loin du rêve du Hirak, article de Madjid Zerrouky publié dans Le Monde

Intervenants
  • Sociologue et chercheuse invitée au programme Moyen-Orient et Afrique du Nord à l'ECFR
L'équipe
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