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Rencontre à l'Assemblée de l'Onu, il y a quelques mois

Relations internationales. Les convergences renforcées entre Washington et Moscou.

7 min
À retrouver dans l'émission

Depuis longtemps, il n’y a plus d’axe Washington-Moscou. Mais, sur certains dossiers, on peut parler de rapprochement voire de convergences ou d’intérêts croisés bien compris.

Rencontre à l'Assemblée de l'Onu, il y a quelques mois
Rencontre à l'Assemblée de l'Onu, il y a quelques mois Crédits : Kevin Lamarque - Reuters

Quelques terrains d’entente sont manifestes, même si ce n’est pas toujours ou pas souvent pour les mêmes raisons. Ainsi de la lutte contre le terrorisme (dès les attentats du 11 septembre 2001) ; de la guerre civile syrienne (surtout, depuis l’automne dernier, mais même depuis 2013) ; du traitement de la question nucléaire militaire iranienne (accord international de juillet 2014); sans doute, de la question israélo-palestinienne, etc. Enfin, les deux parties violent sans difficulté le droit international (Kosovo en 1999, Libye en 2011, du côté occidental ; Géorgie et Ukraine, du côté russe).

On serait moins affirmatif, en revanche, sur l’Ukraine, même si le président Obama a clairement renvoyé aux calendes grecques toute perspective d’adhésion de Kiev à l’Alliance atlantique ; ou sur la lutte contre le réchauffement de la planète.

À l’inverse, les divergences sont patentes sur d’autres terrains : la vision paneuropéenne de la sécurité ; les politiques de sanctions ; l’abolition de l’arme nucléaire ; la volonté d’un monde multipolaire, etc.       Th. G.

Vladimir Poutine et Hillary Clinton, alors Secrétaire d'état américaine
Vladimir Poutine et Hillary Clinton, alors Secrétaire d'état américaine Crédits : pool new - Reuters

Dans son discours à l'occasion de la cérémonie de remise du Prix Robin Toner, qui honore les meilleurs journalistes politiques, Barack Obama a eu le temps non seulement de se vanter de ses relations  parfaitement honnêtes avec les médias, la liberté totale d'expression aux Etats-Unis, d'exprimer son indignation vis-à-vis le meneur "fou" de la course à la présidentielle américaines, mais il a également dévoilé une leçon donnée à Vladimir Poutine. Dans une de leurs conversations, le président russe avait fait référence à un article intitulé "La doctrine d'Obama" publié dans le magazine en ligne Atlantic. Barack Obama lui avait alors rétorqué que même si certaines phrases ne reflétaient pas tout à fait ce qu'il pensait à son sujet, "contrairement à toi, Vladimir, je ne modifie pas un article avant sa publication".

Toujours est-il que, suite aux excès militaristes de la famille Bush, désormais obsédée par l’idée de ne pas se laisser entraîner dans les conflits du monde, l’Amérique a théorisé une diplomatie en arrière-plan, à partir des coulisses : le Leadership from behind. Une politique qui consiste à partager le fardeau politique et financier de la suprématie. On peut dire aujourd’hui que Barack Obama a délégué la guerre en Syrie à la Russie, le conflit Ukrainien à l’Allemagne et à la France, le problème libyen à l’Italie, le Sahel à la France... Selon Benjamin Haddad, chercheur à l’Hudson Institute de Washington, «il existe aujourd’hui aux Etats-Unis une vrai remise en cause du fait que les Etats-unis ont un rôle à jouer sur la scène internationale… On peut résumer la position américaine par une phrase : en faire moins pour que nos alliés en fassent plus

Intervenants
  • professeur de droit à l’Université de France-Comté
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