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Des membres de la Chambre des Lords en juin 2014

Royaume-Uni. Londres, l’Union européenne et le « Brexit », au lendemain du Conseil européen.

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Aujourd’hui hypothèse d’école, la sortie éventuelle du Royaume-Uni de l’Union européenne serait un événement non seulement britannique mais européen. La construction communautaire en serait durablement affectée.

Des membres de la Chambre des Lords en juin 2014
Des membres de la Chambre des Lords en juin 2014 Crédits : POOL New - Reuters

Le premier ministre britannique, bien avant sa réélection de 2015, avait promis un référendum sur l’appartenance à l’Union européenne, à tenir avant fin 2017. On pense que le référendum aura lieu avant ou après cet été, pour qu'il n’interfère pas avec deux scrutins majeurs qui se dérouleront l'année prochaine en Europe : la présidentielle française et les législatives allemandes. L’idée de M. Cameron était de freiner les poussées eurosceptiques ou europhobes à la fois dans le parti conservateur et ailleurs. Les arguments pour ou contre le maintien ou le retrait sont bien connus.

Comment le premier ministre, favorable au maintien, a-t-il manœuvré auprès de Bruxelles ? Que voulait-il (aides aux nouveaux émigrés, rôle des parlements nationaux, zone euro…)? Qu’a-t-il obtenu ? Que peut-on dire de l’évolution des opinions publiques (perception de l’enjeu, sondages…)?                                                                    Th. G.

Si le Royaume-Uni décidait de se retirer de l'Union européenne, sur quelle base juridique et selon quelle procédure pourrait-il le faire? C'est l'article 50, introduit dans le Traité sur l'Union européenne (TUE) par le Traité de Lisbonne, qui le prévoit. Vous trouverez ici la très riche analyse publiée par la Fondation Robert Schuman, un think-thank pro-européen

Nigel Farage, leader du parti "séparatiste" UKIP
Nigel Farage, leader du parti "séparatiste" UKIP Crédits : Toby Melville - Reuters

Au moment de rentrer à Londres, David Cameron faisait preuve de triomphalisme en conférence de presse, prétendant avoir remporté une victoire-clé pour son pays concernant sa place dans l’Union. Alors que cette déclaration, objet de polémiques inutiles et nauséabondes, n’est en réalité qu’un écran de fumée masquant un immobilisme juridique et mettant en lumière de profonds désaccords sur l’idée même de la construction européenne. Reste à savoir quelle sera la réaction des citoyens britanniques face à cet accord. Le Premier ministre britannique David Cameron a ensuite appelé dimanche le charismatique maire de Londres Boris Johnson à ne pas rejoindre le camp des pro-Brexit, qu'il a attaqué frontalement.

"La perspective de collaborer avec (le chef du parti europhobe Ukip) Nigel Farage et (l'ex-député) George Galloway et de faire un saut dans l'inconnu n'est pas la bonne voie pour notre pays", a-t-il ajouté, en référence à ces figures de proue de la campagne pro-Brexit.

Le bouillonnant et populaire maire de Londres, lui aussi conservateur et candidat à la succession de David Cameron, laisse planer le suspense. Avec ce référendum, David Cameron joue sa place dans l'Histoire du Royaume et du continent tout entier, d'autant plus qu'un Brexit provoquerait automatiquemet l'organisation d'un nouveau référendum sur l'indépendance de l'Écosse, comme l'a rappelé hier la Première ministre écossaise Nicola Sturgeon. "Si nous sortons de l'Union européenne, cela déclencherait une demande pour un second référendum sur l'indépendance", a-t-elle indiqué sur la BBC.

Intervenants
  • Professeure de civilisation britannique à l’université Sorbonne Nouvelle
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