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Soldats de la force Barkhane et de l'armée malienne dans les rues de Menaka au Mali, le 21 mars 2019

Sahel: "Ces accords de paix qui encouragent le syndicalisme de la kalachnikov"

11 min
À retrouver dans l'émission

Le Forum pour la sécurité en Afrique, qui s’ouvre ce matin au Sénégal, sera largement consacré à la menace djihadiste dans le Sahel. Pour notre invité Nicolas Normand, l'accord de paix de 2015 et les opérations militaires n'ont rien réglé, car l'analyse de départ n'était pas la bonne. Entretien.

Soldats de la force Barkhane et de l'armée malienne dans les rues de Menaka au Mali, le 21 mars 2019
Soldats de la force Barkhane et de l'armée malienne dans les rues de Menaka au Mali, le 21 mars 2019 Crédits : Daphné BENOIT - AFP

Le "Forum pour la paix et la sécurité en Afrique" s'ouvre aujourd'hui à Dakar. En 2013, le Sénégal et la France se promettaient de mettre en place ce rendez-vous régulier afin de débattre des stratégies mises en œuvre par les pays africains pour faire face aux attaques terroristes.

Au Sahel, ces stratégies nationales sont soutenues sur le terrain par l’armée française avec l’opération Barkhane, la force conjointe G5 Sahel, et la Minusma force de maintien de la paix avec ses 10 000 casques bleus. Un déploiement massif qui n’a pas empêché que l’insécurité se soit non seulement intensifiée mais aussi étendue., depuis le Mali jusqu'au Burkina Faso, au Niger, au Tchad...

Ces attaques font oublier qu’en 2015, des accords dits de « paix » avaient été signés à Alger… entre le Mali et de nombreux groupes armés… sous l’égide de l’Union africaine, et avec le concours de l’Union européenne et de la France…

Pourquoi ces accords ont-ils si lamentablement échoué ?

A Mali, en Centrafrique, en République démocratique du Congo il est devenu habituel de signer des accords avec des groupes armés en leur faisant des concessions. Je pense que c’est une mauvaise méthode, cela perpétue ces groupes armés et leur donne un statut de quasi partenaires avec l’Etat. C'est aussi une forme d'encouragement vis-à-vis des populations qui n’ont pas pris les armes, qui sont incités à le faire pour avoir les mêmes avantages.     Nicolas Normand

Intervenants
  • ancien ambassadeur de France en Afrique du Sud, au Mali, au Congo, au Sénégal et en Gambie. Auteur du "Grand livre de l’Afrique", Editions Eyrolles
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