LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
Carte de la crise humanitaire et du nombre de réfugiés et déplacés

Sécheresse en Afrique de l’Ouest, peut-on sauver le Lac Tchad du désert ?

10 min
À retrouver dans l'émission

Transaqua : c’est ce projet de barrages qui doit enrayer l’assèchement du Lac Tchad. Le Nigeria vient de tenir une conférence régionale pour tenter de le relancer avec l’appui de la Chine. Solution innovante pour le Sahel ou campagne publicitaire de Power China ?

Carte de la crise humanitaire et du nombre de réfugiés et déplacés
Carte de la crise humanitaire et du nombre de réfugiés et déplacés Crédits : JONATHAN JACOBSEN, JEAN MICHEL CORNU - AFP

Les 6 pays de la Commission du Bassin du Lac Tchad se sont réunis à Abuja pour examiner un projet pharaonique : un des plus grand-système de barrages au monde qui doit détourner les eaux du Bassin du Congo pour les reverser dans le Bassin du lac Tchad, via un canal de 2600 km vers le Nord. 

Le but est de remédier à l’assèchement chronique de la zone depuis 1973 – la surface en eau s’est réduite de 90 % – et aux problèmes qui y sont liés : pauvreté, réfugiés et recrutement jihadiste. 40 millions de personnes, pour beaucoup pêcheurs, cultivateurs ou éleveurs sont concernées, sur la frontière entre trois pays.

L’idée d’un tel projet n’est pas neuve, mais depuis son élection en 2015, le président nigérian Muhammadu Buhari a relancé l’idée avec le concours de la Chine qui investit massivement au Nigeria. La force multinationale conjointe mise en place contre Boko Haram par six pays de la région a montré qu’une coopération régionale est possible sur le sujets sensibles. 

Pour le Secrétaire Exécutif de la CBLT, il y a urgence « le transfert d’eau entre les différents bassins n’est pas une option mais une nécessité » ; mais les obstacles sont encore importants : d’abord financiers, l’investissement demandé ne cesse de croître, évalué à 14 milliards de dollars pour le moment, à peu près équivalent au PIB du Niger et du Tchad réunis. Même si la Chine avançait les fonds, les difficultés politiques ne disparaîtront pas : le canal traverserait deux pays encore en conflit, l’Est de la RDC et la Centrafrique. 

Enfin la faisabilité géographique et même l’intérêt d’une remise en eaux pour les populations qui y vivent et se sont adaptées sont encore douteux. A qui profitera cet éventuel méga-projet, et à qui profite déjà la mobilisation internationale ?

RECTIFICATION - ENTRETIEN : Une information manquait lors de l'entretien. Ni la RCA, ni la RDC n'ont été évincées de la Conférence d'Abuja : le président centrafricain Faustin Archange Touadera était présent, ainsi qu'un représentant du Ministère de l'Environnement de RDC.

@TEnjeux @XXMonde IRD : @ird_fr

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui :

La troisième plus grande réserve d'eau douce au monde a perdu 90 % de sa superficie en seulement 50 ans:

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Djoret Daira, hydrogéologue à la commission du bassin du lac Tchad, commente ici l'une des pistes privilégiées. Transférer les eaux du lac Oubangui, situé en Centrafrique, vers le lac Tchad suscite pourtant déjà de nombreuses interrogations sur ses répercussions sociales et environnementales:

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Géraud Magrin, professeur à l'Université Paris 1 (Panthéon Sorbonne) nous offre ici son éclairage sur ce qui n'est pas loin d'être un mythe environnemental contemporain. L'assèchement du lac Tchad s’impose dans les conférences internationales comme emblématique des dangers du changement climatique dans les zones humides des pays pauvres:

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Intervenants
  • géographe et directeur de recherche émérite à l’Institut de recherche pour le développement (IRD)
L'équipe
Production
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......