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Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel, à Sofia hier

Sommet UE / Balkans occidentaux, six pays dans la salle d’attente ?

10 min
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Avec cette deuxième rencontre en 15 ans, l'UE veut donner des gages concrets aux 6 Etats des Balkans candidats à l'entrée, et rétablir une "perspective européenne" face aux démarches de la Chine et de la Russie. Un rapprochement à pas comptés est-il la bonne méthode?

Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel, à Sofia hier
Emmanuel Macron, Theresa May et Angela Merkel, à Sofia hier Crédits : STEPHANE LEMOUTON / POOL - AFP

@TEnjeux @XXMonde Jean-Arnault Dérens@Jaderens courrierdesbalkans.fr

« Ce sera une opportunité pour les deux parties de rappeler que la perspective européenne reste le choix géostratégique des Balkans Occidentaux », avait annoncé le Président du Conseil Européen Donald Tusk dans sa lettre aux 28 membres.

Après le sommet de Thessalonique, cette deuxième rencontre globale entre UE et Balkans occidentaux doit montrer l'unité de vues et la solidarité entre chacun des groupes. Elle est aussi un moyen de réaffirmer la volonté d'intégration à terme de ces 6 Etats (Albanie, Bosnie-Herégovine, Kosovo, Macédoine, Monténégro et Serbie), pour certains déjà engagés depuis des années dans des négociations d'adhésion. 

Ce sommet sur le thème de la "connectivité" doit permettre le renforcement de partenariats économiques et culturels. L’intégration des Balkans occidentaux (18 millions d’habitants, 3,5 % de la population de l’UE) est  une « nécessité continentale » avait dit Donald Tusk, mais l'UE préfère évoquer une "perspective européenne" plutôt qu'un calendrier d'adhésion : la date de 2025 régulièrement évoquée vaut plus comme point de fuite que comme programme de négociations.

L'objectif de l'UE est double : renforcer la stabilité des Etats des Balkans, parcourus de multiples tensions nationales, litiges territoriaux, et fragilités institutionnelles ; et conserver l’ancrage européen des Balkans face au partenaires russes et chinois.

Il faut donc aller vite et donner des gages : « nous devons faire la preuve que nous nous soucions du développement économique des Balkans occidentaux, hic et nunc. » écrit Jean-Claude Juncker dans sa lettre aux 28. 

Cependant pour l’UE, une telle méthode est à double tranchant : en dessinant la « perspective » d’une entrée dans l’UE, elle s’assure d’un rapprochement ; en se rapprochant et en s’engageant plus, elle assume aussi une part de leurs incertitudes à un moment où elle-même est fragilisée. 

Y a-t-il une volonté ou une méthode européenne nouvelle ? Les pays de l'Europe de l'Ouest ont désormais l’expérience de l'intégration groupée des pays de l'Europe orientale, et de part et d'autre chaque Etat a ses préoccupations, tactiques ou de principe : Mariano Rajoy est absent car une reconnaissance du Kosovo dans le contexte espagnol actuel est impossible (5 Etats membres sur 28 ne reconnaissent pas  l'indépendance du Kosovo). 

Depuis l'année dernière, l'impulsion des quelques figures de l'UE est notable (Juncker, Tusk, Borrisov, Tajani) et les discours se font plus chaleureux mais chacun se méfie et avance à pas comptés. En attendant : n’y a-t-il pas aussi un risque à laisser les Balkans dans la salle d’attente ?

Un spectre hante le monde, celui du « populisme ». Et qui donc serait « populiste » dans les Balkans ? Les « nouveaux autoritaires » qui se prétendent « pro-européens », comme Milo Đukanović au Monténégro ou Aleksandar Vučić en Serbie, ou bien leurs opposants ? Article de Jean-Arnault Dérens, publié dans LE COURRIER DES BALKANS

Quelques vidéos pour éclairer en images le thème d'aujourd'hui:

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Statut des pays des Balkans vis à vis de l'Union européenne
Statut des pays des Balkans vis à vis de l'Union européenne Crédits : SIMON MALFATTO, LAURENCE SAUBADU, VINCENT LEFAI - AFP
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