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Le monument en l'honneur des accords de Schengen

Syrie. Faut-il écrire de nouveaux accords de Schengen ?

8 min
À retrouver dans l'émission

L’Allemagne a accueilli en 2015 1,1 million de migrants, essentiellement du Proche-Orient. C’est une décision qui concerne l’Union européenne au plus haut point.

Le monument en l'honneur des accords de Schengen
Le monument en l'honneur des accords de Schengen Crédits : Wolfgang Rattay - Reuters

En effet, Berlin a accordé à tous les Syriens le droit d’asile politique et n’a pas voulu établir de différence entre les réfugiés politiques et les migrants économiques. L’Allemagne a imposé via Bruxelles des quotas obligatoires aux autres pays européens (au bénéfice de 160 000 personnes), offre qui n’a intéressé à ce jour que moins de mille personnes et qui a été récusée d’office par nombre d’anciens pays de l’Est. Du coup, les accords de Schengen sont mis à bas ainsi que le « règlement de Dublin ». Débordée, elle a vu ses voisins ériger des murs et barrières, constate la faillite des centres d’accueil et de tri et est contrainte d’accepter les conditions de la Turquie.

Dans ce paysage chaotique (confusion pour les retours volontaires, les expulsions des illégaux, les refoulements, etc.), que reste-t-il des accords de Schengen, le « rétablissement temporaire du contrôle aux frontières » étant pratiqué par de nombreux États ?

On pourra réécouter sur ce sujet nos précédentes émissions diffusées les : *mardi 1er septembre 2015 ; *vendredi 14 septembre ; *vendredi 25 septembre ; *jeudi 15 octobre ; *mardi 3 novembre ; *jeudi 17 décembre ; *jeudi 7 janvier 2016 ; *jeudi 21 janvier ; *vendredi 5 février ; *lundi 15 février ; *vendredi 19 février.                                    Th. G.

Les nouveaux contrôles aux frontières instaurés début 2016
Les nouveaux contrôles aux frontières instaurés début 2016 Crédits : Reuters

Sept pays membres de l'espace Schengen ont imposé provisoirement ces derniers mois des contrôles à leurs frontières pour tenter de freiner les entrées de migrants et réfugiés sur leur territoire. L'exécutif européen souhaite que ces contrôles soient levés et que le fonctionnement normal de l'espace Schengen, qui comprend 26 pays dont 22 Etats membres de l'Union européenne, soit rétabli d'ici la fin de l'année. Dans son rapport, la Commission estime le coût direct d'un rétablissement total des contrôles aux frontières nationales à l'intérieur de la zone Schengen à entre 5 et 18 milliards d'euros par an.

La crise des réfugiés a laissé l’Union KO debout et, pour sauver Schengen, l’espace de libre circulation, ses dirigeants sont désormais contraints de négocier avec le président turc Recep Tayip Erdogan, qui bafoue régulièrement les valeurs de l’Union. Pour en revenir à l’esprit de Schengen en un an, la Commission propose à l'ensemble des pays une feuille de route pour rendre le système à nouveau pleinement fonctionnel. L’objectif serait de lever tous les contrôles aux frontières intérieures au plus tard en décembre, de telle sorte que l’espace Schengen puisse retrouver un fonctionnement normal au plus tard au 1er janvier 2017.

Vous pouvez également retrouver ici trois analyses critiques sur les manquements de la construction européenne, par notre invité de ce jour :

Crise des migrants : «L'espace Schengen n'existe plus»

« Schengen est mort de ne pas avoir été appliqué »

«Sur le volet sécuritaire, Schengen est déjà mort». La cacophonie qui règne dans l'UE face à la crise migratoire n'est pas une surprise.

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