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Les Kurdes sont exclus des négociations de paix

Syrie. Les avancées diplomatiques depuis décembre 2015.

9 min
À retrouver dans l'émission

Dans la lutte contre l’État islamique et les djihadistes de toutes obédiences, une nouvelle donne diplomatique est apparue fin 2015. Sera-t-elle suivie d’effet ?

Les Kurdes sont exclus des négociations de paix
Les Kurdes sont exclus des négociations de paix Crédits : Rodi Said - Reuters

Une chronologie sommaire peut aider. Elle illustre en tout cas le nouveau cours des choses, au moins sur le papier.

  • 2014 (15 septembre) : Formation de la coalition internationale contre l’État islamique (frappes aériennes en Irak)
  • 2015 (27 septembre) : Frappes aériennes françaises contre la Syrie.
  • 2015 (28 septembre) : Discours de Poutine sur la nécessité d’une grande coalition internationale.
  • 2015 (30 septembre) : Début de l’intervention militaire russe.
  • 2015 (30 octobre) : Conférence de Vienne (incluant Iran et Arabie Séoudite).
  • 2015 (13 novembre) : Attentats en France et revirement diplomatique français.
  • 2015 (20 novembre) : Résolution ONU (« éliminer le sanctuaire terroriste », Irak Syrie)
  • 2015 (10 décembre) : À Riyad, les oppositions syriennes d’accord pour des négociations avec le régime.
  • 2015 (15 décembre) : Lancement par Riyad par d’une large coalition de 34 pays musulmans, arabes et non arabes, « contre le terrorisme ».
  • 2015 (18 décembre) : Résolution ONU n° 2254 sur un processus de paix.
  • 2016 (4 février) : L’Arabie Séoudite annonce qu’elle est prête à participer au sol à la coalition conduite par les États-Unis. 
Merkel à une conférence de donateurs pour les SYIRIENS
Merkel à une conférence de donateurs pour les SYIRIENS Crédits : Dan Kitwood/pool - Reuters

Se dirige-t-on vers un début de solution politique en Syrie depuis que les troupes de l’Etat islamique (Daech) sont visiblement sur la défensive ? Non seulement ils ne parviennent plus à élargir le territoire qu’ils contrôlent, mais au cours des derniers mois ils ont déjà perdu quelques villes importantes, reprises par les milices kurdes, et semblent, par ailleurs, commencer à connaître quelques difficultés financières. Cela ne signifie néanmoins pas que cette entité terroriste est éradiquée et il ne faut pas sous-estimer ses capacités de rebond et de nuisance

Et la situation sur le terrain est ainsi en train de prendre une nouvelle tournure. Aidé des combattants du Hezbollah, de milices irakiennes, iraniennes et afghanes et, surtout, des tirs de l’aviation russe, le régime de Damas est parvenu à rompre les sièges autour de deux villes chiites au nord de la Syrie, Nubul et Zahraa, tout près d’Alep qui est contrôlée par les rebelles opposés au régime. La principale route d’approvisionnement d’Alep vers la Turquie a été coupée. L’armée syrienne progresse vers la frontière turque afin d’interdire le passage de celle-ci aux rebelles. Les Kurdes attaquent aussi de leur côté des groupes rebelles islamiques près de l’aéroport de Menag, à 30 kilomètres d’Alep.

Profitant de ce contexte, le Maroc se serait engagé à envoyer des troupes pour participer à l’intervention militaire terrestre en Syrie. C’est en tout cas ce qu’affirment des sources saoudiennes et la chaîne américaine CNN rapporte que le Maroc «s’est engagé à prendre part aux opérations militaires que l’Arabie Saoudite planifie». Dans le cas où le Maroc enverrait ses troupes pour participer à ces opérations, il passerait donc d’une participation symbolique, à savoir celle relative aux frappes aériennes au Yémen, à une participation effective, sur le terrain.

Intervenants
  • Directeur académique de l'Institut Fondation méditerranéenne d'études stratégiques (FMES)
L'équipe
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