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Tunisie. Comment remettre en perspective l'évolution politique du pays, après l’assassinat de l'opposant Chokri Belaïd ?

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nahdha.info
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Le régime tunisien a été le premier des pays arabes déstabilisé par les révoltes populaires internes, si l’on excepte le cas de la guerre civile algérienne de 1992 à 1998. Il y a de cela quelque deux ans.

L’assassinat de l’avocat d’extrême-gauche Chokri Belaïd, mercredi dernier le 6 février, a de nouveau galvanisé les antagonismes, à l’heure où l’Assemblé constituante ne parvient pas à rédiger sa loi fondamentale, ce qu’elle aurait dû achever dans un délai d’un an, afin que des élections générales puissent se tenir.

Un nouveau gouvernement de techniciens a été annoncé par le Premier ministre, contre l’avis de son propre parti Ennahda.

Les tensions au sein du parti islamiste sont grandissantes.

D’où, quelques questions.

. Quel est le poids du contexte ?

. Est-on dans une transition bousculée ou dans un processus révolutionnaire initial ?

. Cet assassinat illustre-t-il une forme d’échec gouvernemental, compte tenu du laxisme dont ont été accusés les responsables de l’exécutif ?

. La Tunisie est-elle un cas symptomatique, eu égard aux autres bouleversements dans le monde arabe ?

. Pourquoi l’Europe est-elle directement concernée ?

**Bichara Khader est directeur du Centre d'études et de recherches sur le monde arabe contemporain à l'Université de Louvain-la-Neuve (Belgique)**

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