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Le candidat à la mairie de l'AKP, Binali Yildirim, serre la main de ses partisans après sa défaite face au candidat de l'opposition issu du parti kémaliste CHP, le 23 juin 2019.

Turquie - Istanbul : le ressort de l'AKP est-il cassé ?

10 min

Victoire du candidat de l’opposition Ekrem Imamoglu à la mairie d'Istanbul, 3 mois après un premier vote invalidé : nouveau revers pour les islamo-conservateurs de l’AKP, qui perd la capitale économique après déjà Ankara le 31 mars. Invincible depuis 2002, l'AKP vacille-t-il ?

Le candidat à la mairie de l'AKP, Binali Yildirim, serre la main de ses partisans après sa défaite face au candidat de l'opposition issu du parti kémaliste CHP, le 23 juin 2019.
Le candidat à la mairie de l'AKP, Binali Yildirim, serre la main de ses partisans après sa défaite face au candidat de l'opposition issu du parti kémaliste CHP, le 23 juin 2019. Crédits : GURCAN OZTURK - AFP

Le candidat de l'opposition, Ekrem Imamoglu, a remporté, dimanche 23 juin, la victoire aux municipales d'Istanbul après l'annulation du premier scrutin le 31 mars dernier. La victoire de ce dernier représente le pire revers électoral pour Recep Tayyip Erdogan depuis 17 ans. 

"Bataille pour la démocratie"

À l’issue du premier tour, le 31 mars, Ekrme Imamoglu (CHP, social-démocrate) avait seulement 13 000 voix d’avance sur son concurrent Binali Yildirim (AKP, conservateur) et le vote avait été invalidé sur demande de l'AKP. Rejetant ces accusations, l'opposition avait dénoncé un "putsch contre les urnes" et voyait le nouveau scrutin comme une "bataille pour la démocratie".

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Cette décision a également indigné une grande partie des électeurs, au-delà même des partisans d’Ekrem Imamoglu. Surtout que le pouvoir a échoué à mobiliser ses électeurs, qui ont vu leur pouvoir d'achat chuter ces dernières années. Ainsi, trois mois plus tard, le candidat du CHP creuse un écart impressionnant en devançant son concurrent. Avec 54% des voix pour Imamoglu contre 45% pour Binali Yildirim, les Stambuliotes confirment leur préférence pour le candidat du parti social-démocrate face au candidat de l'AKP. 

"Aujourd'hui, on a une nouvelle figure politique qui pourrait s'opposer à Erdogan à l'avenir, dans d'autres élections." Dorothée Schmid

Dimanche 23, Ekrem Imamoglu a mis fin au mythe de l'invincibilité dans les urnes du parti présidentiel et en devenant maire de la capitale économique et démographique de la Turquie, et il se positionne déjà comme le futur candidat de l’opposition lors de la prochaine présidentielle en 2023.

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Intervenants
  • Chercheuse, responsable du programme Turquie contemporaine et Moyen-Orient de l'IFRI
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