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Recep Tayyip Erdogan était reçu le mois dernier à Doha par l'Emir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani

Turquie. Le regard du Proche-Orient arabe sur la politique d’Ankara

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L’empire ottoman avait dominé la région durant des siècles. Ankara fut sévèrement puni au traité de Sèvres de 1920, même s’il regagna des territoires par la guerre et par la négociation (traité de Lausanne, 1923). L’histoire est donc un élément clé de la relation monde turc-monde arabe.

Recep Tayyip Erdogan était reçu le mois dernier à Doha par l'Emir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani
Recep Tayyip Erdogan était reçu le mois dernier à Doha par l'Emir Sheikh Tamim bin Hamad al-Thani Crédits : KAYHAN OZER / ANADOLU AGENCY - AFP

Dans la bouteille à l’encre que sont devenus le Proche- et le Moyen-Orient, les intérêts croisés ou à fronts renversés sont difficiles à identifier ou à apprécier. Il n'en reste pas moins que, vu de certains pays arabes, Ankara est accusé d’avoir aidé l’État islamique (mais l’Arabie Séoudite et le Qatar l’ont été aussi), cela pour affaiblir le régime syrien « chiite » et surtout les Kurdes de la région (sunnites, mais non arabes). La Turquie intervient militairement et à son compte sur le sol syrien, pourchassant les Kurdes, mais avait de bonnes relations avec le gouvernement kurde de facto qui s’était installé dans le Kurdistan irakien, avec la bénédiction des États-Unis.

L’Irak, toujours aussi décomposé, est dirigé par des chiites, régime allié des chiites iraniens et, en compagnie des Kurdes, tente de réduire au sol l’État islamique, aidé dans le ciel par la coalition internationale.

Sur le plan diplomatique, Ankara s’est rapproché de Moscou, d’une façon d’ailleurs houleuse, la Russie étant pourtant l’allié principal de Damas, bête noire d’Ankara. Parallèlement, la Turquie a obtenu une « rente de situation » auprès de la chancelière allemande dans le dossier des migrants que l’Allemagne a elle-même créé en 2015 (envoi de deux fois trois milliards d’euros et réouverture contre toute attente des négociations d’adhésion).

Bref, les antagonismes ne demandent qu’à s’épanouir. (Th. G.)

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Sur la chaîne publique arte, l'historien politologue turc Samim Akgonul s'exprime sur la politique internationale d'Erdogan, et plus précisément sur ses volontés d'ingérence au moyen-orient :

Dans le magazine Target de la chaîne publique Euronews, Alper Kanca évoque la puissance exportatrice de son pays et les investissements industriels étrangers en Turquie :

Il y a deux semaines, Erdogan indiquait aux pays européens, depuis la tribune de son palais présidentiel, comment il conçoit la démocratie :

Dans le magazine Talk to de la chaîne publique Al Jazeera, Erdogan résumait en 2014 le rôle qui'il entendait faire jouer à son pays dans l'ensemble du Moyen-Orient à une époque où il n'avait pas encore bombardé le kurdistan turc et le kurdistan irakien :

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