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Des vaisseaux russes célèbrent la fête de la patrie à Sébastopol le mois dernier

Ukraine. Deux ans après l'annexion de la Crimée par la Russie, Moscou est-il gagnant ou perdant à long terme ?

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Depuis quelques années, pour de bonnes et de mauvaises raisons, la Russie est revenue en force sur la scène internationale.

Des vaisseaux russes célèbrent la fête de la patrie à Sébastopol le mois dernier
Des vaisseaux russes célèbrent la fête de la patrie à Sébastopol le mois dernier Crédits : Pavel Rebrov - Reuters

Pour mettre en perspective la politique étrangère russe, il faudrait passer en revue les grands dossiers de l’heure, ce serait illusoire en si peu de temps. Et reparler bien sûr de la Syrie. On se limitera ce matin à l’Ukraine, dont on connaît les principaux attendus, notamment l’annexion manu militari de la Crimée en 2014. Celle-ci a souvent été perçue comme une sorte de riposte à l’intervention militaire occidentale au Kosovo de 1999, sans l’accord de l’ONU, la province ayant été alors détachée de force de la Serbie via l’OTAN.

Avec un peu de recul, comment interpréter la diplomatie russe dans cette région essentielle pour le continent, l’Ukraine étant un pays bicéphale, souvent considéré comme une « marche » géopolitique ?        Th. G.

Le roi du Maroc signe des accords commerciaux avec Vladimir Poutine, avant hier
Le roi du Maroc signe des accords commerciaux avec Vladimir Poutine, avant hier Crédits : pool new - Reuters

"Putinversteher" ("celui qui comprend Poutine") est un mot tristement connu en Allemagne. Lors de la crise ukrainienne, les "Putinverstehers" réussissaient toujours à trouver des excuses aux démarches du président russe, une tactique imprudente par rapport aux Occidentaux. A l'époque, l'Occident favorisait dans ses médias une vision de Poutine en tant que fou dans la politique internationale. Angela Merkel a estimé à l'époque qu'il vivait dans son propre monde.

Selon le récit que les relais politico-médiatiques de Moscou colportent, le président russe, un temps sous l’emprise de mauvais conseillers, se serait fourvoyé malgré lui au Donbass. Désormais, il chercherait à se retirer, en limitant les dommages et sans perdre la face. Il reviendrait donc à Paris et à Berlin de lui faciliter la tâche. Les pressions franco-allemandes sur Kiev et la reconnaissance quasi-explicite d’un droit de regard de la Russie sur l’Ukraine ouvriraient une issue à Poutine. En réalité, qu’en est-il ?

Intervenants
  • géostratège, spécialiste de l'étude des conflits armés et des relations internationales et stratégiques.
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