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Au sommet de l'élevage, en 2019

Sommet de l'élevage, la messe intensive

12 min
À retrouver dans l'émission

Cette semaine, pendent quatre jours, Cournon-d'Auvergne accueille le Sommet de l'élevage. L'occasion de se demander comment nous produisons la viande et ses produits dérivés aujourd'hui, et comment nous le ferons demain…

Au sommet de l'élevage, en 2019
Au sommet de l'élevage, en 2019 Crédits : Thierry Zoccolan - AFP

1 500 exposants se tiennent côte-à-côte au Sommet de l'élevage cette semaine, en Auvergne. En plus d'être un point de passage obligé pour les candidats en campagne électorale, le sommet concentre les questions autour de l'avenir de la production animale française. 

Entre une course à la productivité qui implique des économies d'échelle toujours plus importantes, et un modèle paysan qui peine à convaincre économiquement, quelle voie pour un élevage rentable et respectueux du bien-être animal ? Pour en parler, les Enjeux invitent Jocelyne Porcher, ancienne éleveuse, sociologue, directrice de recherches à l’INRAE.

Des élevages plus grands

Les éleveurs recourent de plus en plus à la technologie pour optimiser le temps de production agricole. Un développement qui favorise l'accroissement des exploitations, selon Jocelyne Porcher :    

Depuis quelques années, on est passés à une espèce de gigantisme des structures. Ça se ressent moins en France que dans d'autres pays, mais il faut considérer que les productions animales, c'est une activité internationalisée que les systèmes de production sont les mêmes. 

La reconnaissance faciale est utilisée en Chine pour trier les cochons. Il faut voir que toutes ces technologies entrent dans notre travail et servent de la même façon dans le travail avec les animaux. 

Même en élevage bovin, beaucoup d'éleveurs disent qu'ils ont trop d'animaux, même si on n'est pas du tout dans la même situation que pour les systèmes porcins ou les volailles. Jocelyne Porcher

Nouvelles mesures de sécurité alimentaire

La biosécurité, qui doit limiter la diffusion des maladies infectieuses entre les humains, contribuerait à dénaturer notre rapport aux animaux, selon Jocelyne Porcher :

L'obligation de mise à l'abri des animaux pour protéger les animaux des canards sauvages et des sangliers mène à un enfermement accru des animaux. Elle contribue à l'idée que le système industriel, c'est finalement le meilleur pour protéger les animaux. 

Un coup fatal à l'élevage, pour Jocelyne Porcher :

Faire de l'élevage, c'est donner accès au monde propre des animaux. Les animaux enfermés tout le temps, c'est pas de l'élevage, c'est de la production animale. On perd complètement le sens de ce qu'on doit donner aux animaux en échange du travail qu'ils font avec nous.

Bibliographie

Intervenants
  • Sociologue et directrice de recherche à l'INRAE (Institut national de recherche pour l’agriculture, l’alimentation et l’environnement)
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
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