LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
.

Calais : les ambitions du nouveau port

15 min
À retrouver dans l'émission

Pour faire face à une augmentation du trafic transmanche, la ville de Calais a investi dans la rénovation de son port à hauteur de plusieurs centaines de millions. Quels objectifs poursuit la ville avec ce projet phare ?

.
. Crédits : Sameer Al-DOUMY - AFP

La ville de Calais s'est dotée d'un nouveau port dont la mise en activité est prévue pour le 4 octobre après cinq années de travaux. Le projet #CalaisPort2015 aura coûté 862,5 millions d'euros et employé 3500 travailleurs. 

Calais est avant tout une ville portuaire : ce projet s'inscrit donc dans un siècle d'adaptations infrastructurelles. Quel secteur est-ce que le port cherche à investir ? Comment va-t-il s'adapter aux contraintes du Brexit ? Jean-Marc Joan est enseignant-chercheur à l’Université du Littoral-Côte d’Opale (ULCO) et expert dans le domaine portuaire et maritime.

Travaux pharaoniques

Les travaux au port de Calais ont bien visé à la création d'un nouveau port, et non d'une extension portuaire. Comme le précise Jean-Marc Joan, le port a sa propre digue et son propre mode de fonctionnement. 

Il pourra d'ailleurs s'adapter si de nouveaux besoins émergent, étant donné qu'un des premiers soucis de la nouvelle installation consiste à accueillir de plus grands navires :

Le port va pouvoir à l'avenir avoir de nouveau équipements, de nouveaux terre-pleins, c'est-à-dire qu'il est totalement adaptable pour faire face aux enjeux des prochaines décennies. 

Les plus grands car-ferry vont pouvoir amarrer à Calais, qui est le premier port français de passagers avec 10 millions de passagers par an. S'agissant du fret, le port se targue d'être flexible et d'être intégré à une installation multimodale, c'est-à-dire d'être connecté aux rails et aux routes :

L'intermodalité, elle se mesure d'ailleurs sur le port par l'existence d'un terminal d'autoroute ferroviaire. C'est un système totalement innovant puisqu'on embarque sur des trains les remorques des camions. Il y a des liaisons quotidiennes vers la Catalogne, l'Italie du Nord et vers Mâcon. 

Les aléas du commerce international

En 20 ans de travaux, les prospectives de flux passant par Calais ont dû être plusieurs fois adaptées. Le Brexit n'est pas la seule réalité qui a requis des aménagements, selon Jean-Marc Joan :

 Depuis les attentats du 11 septembre, il a fallu augmenter toutes les procédures de sécurisation des trafics. Avec le Brexit, cela demande de l'espace, parce qu'il y a des contrôles qui sont nécessaires.

Il faut se rendre compte qu'un ferry, un seul ferry, c'est 3 kilomètres de camions et 300 voitures. Donc, ça signifie que lorsque l'on veut assurer le départ d'un ferry toutes les 30 minutes, il faut presque stocker tous ces flux de véhicules et donc qu'il était absolument nécessaire d'avoir suffisamment d'espace pour maintenir cette souplesse d'exploitation. 

Intervenants
  • Enseignant-chercheur à l’Université du Littoral-Côte d’Opale (ULCO) et expert dans le domaine portuaire et maritime.
L'équipe
Production
Production déléguée
Avec la collaboration de
Réalisation
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......