LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Rosemary Standley et "La petite fille sur la banquise"

4 min
À retrouver dans l'émission

Une reprise de Nina Simone par la chanteuse Rosemary Standley qui fait toujours plaisir à entendre et un récit autobiographique puissant

Pour afficher ce contenu Youtube, vous devez accepter les cookies Publicité.

Ces cookies permettent à nos partenaires de vous proposer des publicités et des contenus personnalisés en fonction de votre navigation, de votre profil et de vos centres d'intérêt.
Gérer mes choix

Le disque date de 2016, la chanson a été immortalisée par Nina Simone, mais on prend toujours un immense plaisir à l'entendre chanter par Rosemary Standley. Le CD "A Queen of Hearts" est une merveille.

Et les mots de la chanson résonnent avec ceux qu'on a dénichés dans un récit qui constitue la deuxième envie du weekend: « La vie n'abandonne jamais, au tréfonds des océans, dans les ténèbres, elle luit » écrit son auteure, Adélaïde Bon, dont c'est le premier livre. Il s'agit d'un récit autobiographique. "La petite fille sur la banquise", c’est elle, cette fillette de neuf ans qui attend de pouvoir briser la glace de son passé traumatique pour réémerger de l’eau gelée, guérie. Pour elle, le processus a pris vingt-sept ans, si tant est que toutes les blessures soient cicatrisées. Et elles sont profondes. La petite Adélaïde a longtemps été « dissociée ». C’est le terme clinique qu’elle explique très bien dans son livre. Un mécanisme de survie après un stress traumatique. Dans son cas, un viol quand elle avait neuf ans dans la cage d’escalier de son immeuble parisien cossu, par un homme qui a abusé de dizaines d’enfants, mais ça, elle ne l’a découvert que vingt-trois ans plus tard. 

C’est la contamination de chaque instant de sa vie par cet acte et sa glaciation, l'invasion de ce qu’elle appelle ses « méduses », qu’elle raconte. 

Elle relate la descente, puis la lente remontée étape par étape. Le travail patient de reconstruction. Son combat contre elle-même. Et là encore elle trouve les mots qui font mouche, même si on n’a pas traversé ce qu’elle a enduré. 

Alors c’est sûr, dit comme cela on a difficilement envie de se précipiter en librairie pour le lire. Mais il ne faut pas s’arrêter là. Car c’est un récit effréné, sans pathos, d’une urgence et d’une force littéraire sans doute proportionnelle à la durée de l’enfouissement du passé, qui va bien au-delà du simple fait divers ou du simple témoignage. C’est aussi, pour son auteure, qui fait preuve d’un courage inouï, une sacrée revanche sur ce qui lui est arrivé et, on l’espère grandement, une aide, un soutien, un renfort, un appui, qui c'est un réconfort même, pour celles et ceux qui ont besoin de réparation et d'apaisement.

La petite fille sur la banquise a paru chez Grasset

Chroniques
7H10
30 min
L'Invité(e) culture
Jean-Pierre Bacri : "Rien de mieux que la comédie dramatique pour dire la vie"
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......