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Florilège finkielkrautien

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À retrouver dans l'émission

Plutôt que d’entreprendre de faire le tour de la pensée d’Alain Finkielkraut, tâche trop hasardeuse s’agissant d’un auteur dont la pensée se déploie de la philosophie politique à l’esthétique, de la réflexion sur l’histoire à l'intervention au quotidien dans les affaires du jour, j’ai choisi de vous proposer un florilège de citations de notre philosophe-maison N° 1. Autant d’invitations à développer.

En commençant par nous-mêmes.

« France Culture est une oasis dans le désert de l’uniformité zappeuse, jeune et ricanante. » « Comment résister à cet universel bavardage, à ce règne conjoint de l’hystérie et du stéréotype, quand on n’a pas choisi de miser exclusivement sur l’écriture pour faire naître les idées et les transmettre ? »

(Réflexions sur le XX° siècle)

« Il y a une manière spécifiquement et inimitablement française de s'incliner devant la force en se réclamant de la justice. »

(Libération 1/9/1992)

« Le choix sioniste d’une adresse fixe a-t-il été un coup d’épée dans l’eau de la mondialisation ? »

(Les battements du monde, p. 90)

Certains « conçoivent la nation comme un service et non plus comme une cité. (…) Adhère-t-on à un service ? Non, on se sert. Pour le dire autrement : on consomme. »

Comment peut-on être croate, p. 54

« Il y a l’affairement du monde et il y a la fidélité. Il y a le bruit du monde et il y a le silence des absents. Il y a le fébrile aujourd’hui et il y a le fragile autrefois. Il y a les plaisirs ou les soucis de la vie, et il y a la prière que nous adressent les morts. »

(Une voix vient de l’autre rive, p. 12)

« Il n’y a pas de défaut dans la cuirasse des heureux du monde post-soixante-huitard. Ils ont le stéréotype sulfureux, le cliché rebelle, la doxa dérangeante et bien meilleure conscience encore que les notables du musée de Bouville décrits par Sartre dans La Nausée. Car ils occupent toutes les places : celle, avantageuse, du Maître et celle, prestigieuse, du Maudit. Ils vivent comme un défi héroïque à l’ordre des choses leur adhésion empressée à la norme du jour. »

(L’imparfait du présent, p. 102)

« De quoi est-on l’obligé quand on n’est affilié à rien ? »

(L’ingratitude, p. 114)

« L’homme moderne a voulu réaliser le bonheur sur Terre et il a puisé toute sa combativité dans un ressentiment fondamental envers le monde tel qu’il était donné. »

(Causeur n° 15)

« Ne parler de culture qu’au pluriel, en effet, c’est refuser aux hommes d’époques diverses ou de civilisations éloignées la possibilité de communiquer autour de significations pensables et de valeurs qui s’exhaussent du périmètre où elles ont surgi. »

(La défaite de la pensée, p. 123)

« Il s’agit d’oublier ce que nous sommes et d’où nous venons, pour permettre à l’Autre de rester ce qu’il est. »

(Causeur n° 07)

« Le mal a plusieurs visages et peut-être n’est-il jamais aussi inquiétant que lorsqu’il revêt le masque du Bien. »

(Le Figaro 26/09/2000)

« La pure morale menace de se renverser en son contraire si elle ne tient pas compte de la variété des êtres et des circonstances. Ce qui humanise les hommes, ce n’est pas seulement la domestication de la bête, c’est aussi la lutte avec l’ange. »

(Et si l’amour durait, p. 75)

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