LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

Transfert du ministère de la Défense vers le site de Balard

59 min

Nous recevrons Bruno Vieillefosse responsable du transfert du ministère de la Défense vers le site de Balard, et l'architecte retenu pour ce projet colossal, Nicolas Michelin. Puis, avec Thierry Paquot, nous rencontrerons la photographe et militante Sara Prestianni à propos des migrants.

Indications bibliographiques

"Je me suis réfugié là", Bords de routes en exil , Michel Agier et Sara Prestanni, éditions Donner lieu

Calendrier

1407 Aà Bonnieux, dans le Vaucluse, une lecture d'un texte de l'architecte Paul Andreu, Y avait-il des oiseaux?; lecture par Ivan Morane, viole de gambe par Silvia Lenzi. Ancienne carrière de l'Illet Saint-Symphorien, 84480 Bonnieux, à 18h00.

1607-1707 Après l’impressionnisme l’an dernier, le festival diep se penche cette année sur le modernisme. Des artistes sont invités à réinterpréter les manifestations de ce mouvement intellectuel et artistique. Ce week-end, le festival s'intéresse à l’architecture moderne. Dans deux lieux prestigieux, la Villa Perrotte à Dieppe et le Bois des Moutiers à Varengeville, ce manoir reconstruit par Edwin Lutyens après 1898 pour la famille Mallet (cet architecte magnifique n'avait que 29 ans) et qui est entouré de l'un des plus beaux jardins de France, dû à la paysagiste Gertrude Jekyll. Samedi, conférence de Viviane Manase et Stéphanie Soleansky sur Le modernisme dans l’agglomération dieppoise , samedi, à 10h00, à la Villa Perrotte, 9, rue Jules-Ferry, Dieppe (cette villa de 1928, due aux architectes Georges Feray, Dieppois, et Louis Filliol, Parisien, est de style art déco; elle a été transformée en galerie d'art); cette conférece sera suivie d'une visite commentée par ces deux conservatrices : école Jules Ferry et église de Janval, due à Georges Feray; hangar à bananes du port de Dieppe; criée; écoles d’Offranville et Arques la Bataille; Pourville, etc. Rendez-vous à la Villa Perrotte à 14h00. Dimanche matin, à Varengeville, conférences de Pierre Chabard, Jean-Paul Robert et Philippe Duboy, introduites par Valéry Didelon, autour de Trois architectes modernes en Normandie : Edwin Lutyens, Paul Nelson (dont la tombe est au cimetière marin de cette localité) et Le Corbusier. L'ensemble sera suivi d'une collation et d'une visite de la maison. Il en coûte 15 euros par journée, et il faut s'inscrire auprès de l'association Cybèle, 189, rue Maeterlinck, à 76810 Gruchet-Saint-Siméon.

Nécrologie

L'architecte Michel Folliasson (1925), est mort le samedi 2 juillet, à 86 ans. Né le 12 janvier 1925 à Pélussin, dans la Loire, il avait mené ses études à Lyon, puis aux Beaux-Arts de Paris dans l'atelier d'Otello Zavaroni. Il avait fini premier second grand prix de Rome en 1956 (cette année-là, le thème proposé était: "une acropole" et le lauréat un certain Serge Ménil).

Il a été en 1959 nommé architecte en chef du Nouveau Créteil, avec Jean Fayeton (1908-1968), puis architecte-conseil de Cergy-Pontoise dans les tout débuts de cette ville nouvelle vers 1965-1966. Dans ses mémoires, le directeur de l'établissement public, Bernard Hirsch, le décrivait comme "le type du bon vivant, gai, boute-en-train (et) volubile", avec "le goût d'épater le bourgeois" et celui "des fanfares et des bretelles tricolores". Il avait, en 1966, dessiné des esquisses ce qu'aurait pu devenir la future ville (plutôt dense et hérissée) à l'échéance de 2010.

Sa plus belle réalisation est sans doute la préfecture de Seine-Saint-Denis à Bobigny (1965-1971), immeuble pyramidal en béton sombre, avec des terrasses plantées, et des allèges inversées, inclinées vers le bas (réalisée avec son associé Jacques Binoux). La tour Pleyel de 129 mètres au Carrefour Pleyel (1968-1972), à l'emplacement des anciennes usines de pianos Pleyel, projet qu'il avait abandonné à un associé de l'époque, Bernard Favatier (1924-2001). A La Défense, Michel Folliasson a construit la tour AGF de 28 étages et 117 mètres, dite Neptune (1975), le Novotel (1974) et le quartier des Damiers, ou Louis-Blanc (1976-1978), situé à droite du pont au bord de la Seine, quartier de 250 logements qu'il a récemment été question de démolir pour y construire le double gratte-ciel dessiné par Norman Foster pour le promoteur russe Hermitage. Il avait dessiné un gratte-ciel de 275 mètres pour Buenos-Aires, deuxième prix, non construit, dont la base carré s'effilait avec un mouvement élégant. On lui doit aussi la belle ancienne école d'architecture de Nancy (1968-1970, avec Jean Prouvé, détruite il y a quelques années), école où il avait enseigné (1957-1967) avant de renoncer à l'enseignement en mai 1968, à 42 ou 43 ans. Il avait été nommé architecte en chef des BCPN en 1969 puis construit la bibliothèque municipale de Metz (1977). Reçu à l'Institut en mars 1998, au fauteuil de Bernard Zehrfuss, il y avait été accueilli par Christian Langlois; la poignée de son épée était un quartz, "évoquant l'architecte, résistant mais fragile".

Musiques

On n'est pas là pour se faire engueuler , de Boris Vian et Jimmy Walter, 1954

Lecture

André Suarès, Le Livre de l'émeraude , Calmann-Lévy, 1902.

Intervenants
L'équipe
Production
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......