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Photo prise le 24 juillet 1968 de Joan Miro, posant auprès de sa sculpture "La Femme moderne" à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence.

Juan Miro, "c'est un art qui veut sublimer la ruine, le désastre et la misère de l'histoire"

59 min
À retrouver dans l'émission

Elizabeth Couturier consacre ce magazine à Joan Miró à l'occasion de l'exposition hommage à son travail de sculpture au musée Maillol.

Photo prise le 24 juillet 1968 de Joan Miro, posant auprès de sa sculpture "La Femme moderne" à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence.
Photo prise le 24 juillet 1968 de Joan Miro, posant auprès de sa sculpture "La Femme moderne" à la fondation Maeght de Saint-Paul-de-Vence. Crédits : AFP

Pour en parler elle reçoit Isabelle Maeght, commissaire d'exposition, Agnès de La Beaumelle, historienne de l'art, Alain Planes, interprète de l'oeuvre de Miro, et François Rouan, artiste. L'émission est illustrée par des extraits d'archives sonores.

Isabelle Maeght retrace la vie de Miro et ses engagements artistiques :

En 1920, il décide d'aller à Paris parce que tout se passe à Paris. Et c'est évidemment un éblouissement. Il rencontre Picasso, il regarde Matisse, il regarde Cézanne mais d'emblée il s'écarte de ces avant-gardes. Il se dit : heureusement que je suis né après le cubisme et je casserai leur guitare ! Dès le début il a une position d'écart, il veut se démarquer des leçons apprises.

Il voulait une peinture enracinée dans le plus profond de l'être et du cosmos qui redise l'essentiel de la vie, du mouvement du cosmos. [...] Il s'agissait de revitaliser le langage pictural.

L'historienne de l'art Agnès de La Beaumelle inscrit l'art de Miro dans son époque :

Son art se situe entre les deux guerres. C'est une période extrêmement dure. [...] Son art va correspondre à sa volonté de donner espoir, ce n'est pas vraiment un art engagé parce qu'il n'est pas historique mais c'est un art qui veut sublimer la ruine, le désastre, la catastrophe et la misère de l'histoire.

Sur son processus créatif, on peut y voir une démarche cyclique :

Miro travaille à la fois de façon naturelle mais aussi très organisée. Il prévoit de faire un cycle de dix-sept peintures comme ceci et puis le cycle d'après, le cycle contraire. Il est toujours un peu dans une démarche en zig-zag. Il rejette profondément l'idée de toute répétition, il veut toujours se combattre. Il est toujours dans une attitude de risque. Agnès de La Beaumelle

Chronique de Clément Dirié sur la "sculpture post-surréaliste" (Delphine Coindet, Dewar & Gicquel, Emmanuelle Lainé)

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