LE DIRECT
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.
L’artiste Claude Lévêque devant une peinture de Pierre Soulages, au musée Soulages à Rodez, avril 2015

Claude Lévêque : "Enfant, j’ai embrassé un réverbère : ça m’a assommé et m’a donné la vocation de la lumière"

59 min
À retrouver dans l'émission

L'artiste plasticien français Claude Lévêque se livre à l'exercice de la masterclasse, il revient sur les processus de création de son oeuvre, son goût pour la lumière, la musique et raconte son rapport à l'art, lui qui déteste l'art politique et aime qu'il ne serve à rien.

L’artiste Claude Lévêque devant une peinture de Pierre Soulages, au musée Soulages à Rodez, avril 2015
L’artiste Claude Lévêque devant une peinture de Pierre Soulages, au musée Soulages à Rodez, avril 2015 Crédits : REMY GABALDA - AFP

Claude Lévêque est un artiste majeur de la scène contemporaine française, né en 1953 à Nevers et ayant fréquenté l'école des Beaux-Arts de Bourges. Son oeuvre, construite à partir des années 70, est riche de formes variées et toujours en mouvement, de la peinture au début de ses recherches jusqu'à l'installation aujourd'hui.
Claude Lévêque représente la réalité, l'irréalité, pose son regard sur cette dualité et travaille dans l'espace en jouant des situations. Son oeuvre se nourrit d'expérimentations à travers des matériaux liés à la transformation, aux mutations, aux sens affectés par l'environnement. Si l'influence du mouvement punk a pu être forte pour lui, il se lasse aujourd'hui de cette filiation, vivant au présent ou tourné vers l'avenir, même si la musique compte énormément pour lui dans ses projets d'installations et son univers.
Nicolas Martin retrace l'itinéraire et les méthodes de travail d'un artiste fasciné par la lumière et traçant sa route comme une évidence.

Enfant, j'étais fasciné par la lumière, par la fête foraine, par Pigalle. La lumière est quelque chose qui métamorphose, qui théâtralise, qui insiste sur un récit. J’aime utiliser la lumière de manière assez simple ; créer un impact, de l’éteignement jusqu’à l’aveuglement total, ça agit sur les sens.

Mort en été, 2012 Installation in situ, Grand Dortoir, Abbaye Royale de Fontevraud Barques de Loire noires, barres lumineuses rouges suspendues, lampes rouges, filtres rouges 4750 x 510 x 1210 cm Diffusion sonore : ondulation de tintements cristallin
Mort en été, 2012 Installation in situ, Grand Dortoir, Abbaye Royale de Fontevraud Barques de Loire noires, barres lumineuses rouges suspendues, lampes rouges, filtres rouges 4750 x 510 x 1210 cm Diffusion sonore : ondulation de tintements cristallin Crédits : BODY Philippe / hemis.fr - AFP

Je préfère l’agacement que la provocation. La provocation, je me méfie d’elle, ou j’aime qu’elle soit sympathique. C’est important de bousculer les conventions, les ordres établis, les interrogations, sans forcément apporter la bonne parole.

J’aime que l’art ne serve à rien. Certains disent que l’art sert le monde, le guide, aide à faire prendre conscience, ils attribuent une faculté à l’art… Moi j’aime dire que ça ne sert à rien, mais dans cette faculté qu’on a à être à la marge de tout, c’est peut-être ce qui est le plus nécessaire.

J’ai encore beaucoup de choses à faire, je commence juste. Je n’ai pas la mesure d’une carrière, je ne sais même pas ce que c’est une carrière.

Intervenants
L'équipe
Coordination
Réalisation
Avec la collaboration de
ⓘ Publicité
Radio France ne vous demandera jamais de communiquer vos coordonnées bancaires.

France Culture

est dans l'appli Radio France
Direct, podcasts, fictions

INSTALLER OBTENIR

Newsletter

Découvrez le meilleur de France Culture

S'abonner
À venir dans ... secondes ...par......