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Jacques Audiard

Jacques Audiard : "Quand je commence le montage, j’ai l’impression de voir la Vierge, le montage c’est de l’écriture"

59 min
À retrouver dans l'émission

Depuis "Regarde les hommes tomber" en 1994, jusqu'à "Dheepan" en 2015, le réalisateur Jacques Audiard, Palme d’or à Cannes, revient sur le processus de fabrication de ses films dans le cadre de la masterclasse France Culture.

Jacques Audiard
Jacques Audiard Crédits : BERTRAND LANGLOIS - AFP

La carrière de Jacques Audiard commence à la fin des années soixante-dix, avec l’écriture de plus de quatre-vingt scénarios et la réalisation de sept long-métrages. Depuis Regarde les hommes tomber en 1994, à l’autre bout, Dheepan, en 2015, et au milieu, Un héros très discret, Sur mes lèvres, De battre mon coeur s’est arrêté, Un Prophète, et De rouille et d’os, le cinéaste possède le records de césars décernés et une palme d’or. Une grande partie de ses intrigues sont des histoires d’initiation, la question de la transmission générationnelle y est centrale et souvent problématique : est-ce que cela dit quelque chose de son propre rapport au cinéma ? Lors de cette masterclasse enregistrée en public, Jacques Audiard exprime ses souvenirs liés à la fabrication de ses films.

La situation au cinéma est un système posant un conflit qui va se résoudre dans la scène, et qui fait qu’un personnage ne sortira pas de la même façon qu’il est entré dans la scène.

Il y a toujours des scènes de violences dans mes films alors que je n’aime pas ça et c’est toujours très compliqué, ça fait intervenir beaucoup de corps de métiers.

Deux choses sont toujours fausses au cinéma : les acteurs qui font l’amour et la violence. J’ai donc besoin de cela à chaque fois pour excéder la vraisemblance de mon projet.

Mes personnages masculins sont des femmes. J’ai beaucoup de mal avec la société virile. Pour moi, Jean Louis Trintignant et Mathieu Almaric, ce sont des filles.

J’avais un copain qui tournait une série en banlieue et en revenant dans la voiture il y avait deux jeunes acteurs dont Tahar Rahim, c’était pour moi une évidence.

Avec un acteur dont c’est le métier vous avez confiance. Quelqu’un que vous désignez comme acteur, va attendre que vous lui disiez qu’il est acteur. On prend un acteur pour le potentiel qu’il a en lui, pas pour développer son programme personnel. Je ne le prends pas pour ce qu’il donne dans l’espace car je veux qu’il crée un personnage en partant de son enveloppe.

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