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Saillies, dérapages : vit-on une crise du discours politique ? / Marché de l'art contemporain, révélateur de la mondialisation

2h01
À retrouver dans l'émission

Saillies, dérapages : vit-on une crise du discours politique ? Peut-on dire tout et n’importe quoi pour exister en politique ? ou plutôt : le débat public, à l’heure de l'info continue, et des 140 signes maximum, s’est-il à ce point atrophié qu’il en est réduit à l’invective ? la « petite phrase », volontaire ou non, est devenue plus importante que le débat d’idée ? Comment remédier à l’inflation de la harangue et au triomphe du temps court ?
Première partie - 7h32

Deuxième partie - 8h18

Nadine Morano, 2012
Nadine Morano, 2012 Crédits : Benoît Tessier - Reuters

L'été se caractérise non pas seulement par le soleil, la chaleur et l'envie d'aller lézarder sur des plages de sable fin. L'été se caractérise également par un vide relatif en termes de politique intérieure.

Or, « natura abhorret a vacuo », la nature a horreur du vide, un aphorisme qui s'applique tout particulièrement à la sphère politique, et à certaines personnalités, habituées ou non à la controverse, qui profitent de cette accalmie estivale pour ponctuer leurs interventions d'invectives plus ou moins inspirées, qui seront reprises en boucle par les réseaux d'information continue, et leur permettront, ce faisant, de polariser le débat autour d'eux.

Certes, le culte de la « petite phrase » n'est pas neuf, certaines d'entre elles ont fait les beaux jours ou les sombres heures de personnalités politiques. Mais l'ère contemporaine a ceci de particulier qu'il ne semble plus y avoir aucune limite, aucune censure, aucune barrière dans l'invective. Tout peut être dit, de la pire des comparaisons au raccourci des plus grossiers, pour exister sur la scène médiatique, suivant ainsi l'adage « peu importe que l'on parle de moi en mal ou en bien, tant que l'on parle de moi ».

L'horizon du débat public est-il à ce point gangrené par la culture de l'instant qu'il ne peut plus dépasser le stade de l'invective ? Ou cette tentation de l'invective permanente est-elle la survivance d'une séquence passée ? En attesterait la montée dans l'opinion publique de la côte de popularité de personnalités, de droite comme de gauche, qui tentent de soustraire à la perpétuelle surenchère des dérapages verbaux...

Pour en parler, avec nous, Christian Salmon , écrivain, chroniqueur et chercheur au CNRS (Centre de recherches sur les arts et le langage), et Hubert Huertas, journaliste à Mediapart, ancien chef du service politique de France Culture.

Le marché de l'art contemporain, révélateur de la mondialisation Du marché de l'art, on ne parle généralement que pour citer des records de vente. Le dernier en date, au mois de mai, pour la vente chez Christie's, à New York, des « Femmes d'Alger » de Picasso pour la modique somme de 180 millions de dollars. La vente a détrôné celle du triptyque, en 2013, de Francis Bacon, « Three studies of Lucian Freud », détrônant lui-même celle, en 2006, de la « Toile n°5" de Jackson Pollock.
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Lors de la vente par Christie's des "Femmes d'Alger" de Picasso, New York, 2015 Crédits : Carlo Allegri

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Le marché de l'art serait donc, depuis des années, dans une forme insolente. D'autant plus insolente compte tenu du contexte de crise économique et financière mondiale, confirmant ainsi la dimension hautement spéculative de ce marché, totalement déconnecté de toute forme d'économie rationnelle.

Un marché qui par ailleurs, a été longtemps porté par la croissance exponentielle – presque démentielle – du marché chinois : 900% en l'espace d'une dizaine d'années. La Chine était même passée devant les États-Unis, l'an dernier, sur le podium des pays marchands d'art...

Mais voilà... la nature des bulles, c'est d'exploser lorsqu'elles atteignent une taille critique. Le marché chinois enregistre un fort recul depuis le début de l'année, le produit des ventes de « fine art » a reculé de 30%.

Nous allons donc ausculter ce marché de l'art : quelles peuvent être les répercussions de la chute de ce marché chinois ? N'est-elle que temporaire ? et comment se porte la France ?

Nous en parlons avec notre invitée, Nathalie Moureau , maître de conférences en sciences économiques et chercheur au LAMETA, Université Paul Valery/Montpellier, en duplex depuis Montpellier – France Bleu Roussillon

Intervenants
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