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Centenaire du génocide arménien : la mémoire face au négationnisme

2h32
À retrouver dans l'émission

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Marche commémorative en Roumanie
Marche commémorative en Roumanie Crédits : Bogdan Cristel - Reuters
  • «Au siècle dernier, notre famille humaine a traversé trois tragédies massives et sans précédent. La première, qui est largement considérée comme "le premier génocide du XXe siècle" a frappé votre peuple arménien » * *fin de citation. C’est par ces mots que le Pape François, dimanche 12 avril, s’est exprimé lors d’une messe pour * les fidèles du rite catholique arménien. Une messe concélébrée avec le patriarche arménien en personne. Première fois que le mot « génocide » est évoqué par un Pape lors d’une messe. La précision est importante car le Pape Jean Paul II avait déjà utilisé ce terme dans un document de 2001 mais ne l’avait jamais prononcé. La réponse turque ne s’est pas fait attendre. Le Ministre des Affaires étrangères a immédiatement jugé « sans fondements » et « loin de toute réalité historique » l’utilisation de ce mot.
    Et pourtant, si l’on s’en tient à la définition édictée par les Nations Unies, les massacres perpétrés contre les arméniens au début du XXème siècle peuvent être considérés comme génocidaires. Plus de deux millions de morts, un groupe national et religieux ciblé ainsi qu’une extermination organisée et planifiée. La Turquie reste donc le seul pays qui ne reconnaît pas le génocide qu’il a perpétré. Et d’ailleurs, seulement 23 pays dans le monde le reconnaissent officiellement dont l’Uruguay depuis 1965, la France depuis 2001 ou encore la Syrie depuis peu. Alors que le 24 avril seront célébrés officiellement en Arménie les 100 ans du génocide, le négationnisme se confronte à la mémoire. Comment l’historiographie s’est-elle construite dans ce contexte de négation ? Que sait-on aujourd’hui des massacres qui se sont déroulés au début du XXème siècle en Anatolie ? Quels fondements idéologiques consacrent le négationnisme turc ? Pourquoi la reconnaissance internationale n’est-elle pas plus large ? Ce sont certaines des questions que nous poserons à nos invités ce matin. Mikaël Nichanian , conservateur à la Bibliothèque Nationale, chercheur associé au Collège de France, il vient de publier aux Presses Universitaires de France « Détruire les Arméniens, histoire d’un génocide ».Et, Christian Makarian,  directeur délégué à la rédaction de l’Express et chroniqueur de la politique internationale.

> Ce qui nous arrive demain avec Nicolas Martin : Montée de Mercure  > Ce qui nous arrive en musique avec Matthieu Conquet > Ce qui nous arrive avec Sébastien Le Fol en partenariat avec Le Point
Extraits musicaux : - "Sourp Sourp" de Lucine Zakarian - "Chanson d'automne - Verlaine" de Charles Trenet interprété par Philippe Jaroussky

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