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Hongrie : enjeux d'un repli nationaliste à l'épreuve de l'Europe ?

2h31
À retrouver dans l'émission

Paul Gradvohl et Florence Labruyère
Paul Gradvohl et Florence Labruyère Crédits : Radio France

Nous recevions hier aux Matins Louis Aliot, qui affirmait à ce micro « Je ne suis pas hongrois, mais j'ai l'impression que le peuple hongrois a voulu cela. Il a voté pour ses dirigeants et ses dirigeants ont mis en place le programme pour lequel ils ont été élus ». « Cela », c’est un ensemble de nouvelles lois autoritaire inscrites dans la Constitution, dont on peut quand-même se demander si les 53 % d’électeurs qui ont voté pour le parti de Viktor Orban en 2010 l’ont voulu.

Pour en parler, nous recevons ce matin Paul Gradvohl, historien, maître de conférences à l'Université de Nancy 2, et Florence Labruyère, journaliste, spécialiste de l'Europe centrale et des Balkans.

Cela fait donc 18 mois que le dissident qui défiait en 1988 le pouvoir communiste a entrepris un durcissement du régime politique hongrois. Après la loi permettant au pouvoir d'encadrer l’activité des médias adoptée il y a un an, la nouvelle Constitution hongroise voulue par Viktor Orban est entrée en vigueur ce dimanche. Et elle surprend par ses accents très nationalistes. L’appellation « République de Hongrie » disparaît par exemple du texte, au profit de la seule appellation « Hongrie ».

Une Hongrie qui fait de plus en plus penser à la Bordurie. C’est un blog associé au site Slate.fr, qui établit une comparaison entre la Hongrie de Viktor Orban et le pays imaginé par Hergé dans Tintin, qui est l’archétype du pays autoritaire d’Europe centrale.

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