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Un an après la prise de Mossoul : sur quel terreau prospère Daech ?

2h33
À retrouver dans l'émission

Le 10 juin 2014, la deuxième ville d’Irak, Mossoul, était prise par l’Etat islamique. Un an après, quelles sont les explications historiques, géopolitiques et confessionnelles qui font de l’Irak l’état arabe le plus touché par l’avancée inexorable de l’Etat islamique ? Dans l’actualité également, les résultats des législatives turques de ce weekend. Quel impact régional peut-on attendre du revers électoral concédé par le Président Erdogan ?

Destruction d'une mosquée chiite à Samarra, nord de Bagdad, 7 juin
Destruction d'une mosquée chiite à Samarra, nord de Bagdad, 7 juin Crédits : Stringer Irak - Reuters

Il y quasiment un an jour pour jour, le 10 juin 2014, Mossoul, deuxième ville irakienne et ses plus de deux millions d’habitants tombaient aux mains des djihadistes. Quelques jours plus tard, le 29 juin, Abou Bakr al-Bagdadi s’y proclamait calife et faisait de cette ville du nord irakien la capitale religieuse de l’autoproclamé Etat islamique.

Depuis, celui-ci n’a quasiment cessé de gagner du terrain. La bataille de Kobané n’a été qu’un sursit avant les prises successives de villes symboliques et stratégiques comme Ramadi ou Palmyre.

Quelles sont les explications historiques, géopolitiques et confessionnelles qui font de l’Irak l’état arabe le plus touché par l’avancée inexorable de l’Etat islamique ? Pourquoi la coalition internationale, qui se réunissait à Paris le 2 juin dernier, n’arrive-t-elle pas à endiguer cette progression ? Ce sont des questions que nous aborderons avec nos invités de ce matin. Pierre-Jean Luizard , historien, chercheur au CNRS spécialiste d’histoire contemporaine des islams dans les pays arabes du Moyen-Orient, auteur du récent « Le piège Daech, l'Etat islamique ou le retour de l'histoire » aux éditions La Découverte. Et puis, nous rejoindra en deuxième partie Myriam Benraad , politologue, chercheuse associée au Centres d'études et de recherches internationales (CERI-Sciences Po) et auteure notamment de « Irak, la revanche de l’Histoire : de l’occupation étrangère à l’Etat Islamique » chez Vendémiaire.

Mais, avant cela, il y a un acteur régional décisif dont les lignes politiques viennent de bouger qui n’est autre que la Turquie. Alors, quel impact régional peut-on attendre du revers électoral concédé par le Président Erdogan aux législatives de ce weekend ? Quelle place sur la scène politique turque pour le parti kurde montant qui réalise son score le plus élevé ?

> Ce qui nous arrive demain avec François Angelier : "Schnocks" : une archéologie sensible des années pop > Ce qui nous arrive en musique avec Matthieu Conquet > Ce qui nous arrive avec François Aubel en partenariat avec Le Figaro
Extraits musicaux :

  • "No caramel custards" de Slow Joe and the Ginger Accident (2014).

  • "Final du Concerto en sol mineur opus 26" de Max Bruch interprété par l'Orchestre symphonique de Radio France sous la direction de Ion Marin.

Intervenants
  • directeur de recherche au CNRS, historien spécialiste du Moyen-Orient, en particulier de l'Irak, de la Syrie et du Liban
  • Politologue, spécialiste du Moyen-Orient, professeure associée en relations internationales
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