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Explorations

1h
À retrouver dans l'émission

Ce soir, dans Comme au théâtre, ce sont les ténèbres qui nous ouvrent les bras. La mort hante les scènes que nous traverserons. Une mort à l'oeuvre ou annoncée. Figure prégnante contre laquelle, dans d'ultimes soubresauts, semblent se défendre les personnages que nous allons croiser. Deux spectacles à l'affiche, tous deux ouverts à l'interprétation, à la méditation. Tous deux marqués au fer par une mélancolie profonde qui doit trouver, via le théâtre, le moyen de se dire. Ou plutôt, le moyen d'être ressentie pour ce qu'elle est, et ce, très paradoxalement : une force de vie. Pour commencer cette émission, nous recevons Georges Lavaudant. Il met en scène La Nuit de l'Iguane, pièce de Tennessee Williams à laquelle colle sans qu'on puisse y échapper les images du film de John Huston. Mais sur la scène de la MC93 de Bobigny, on oublie vite le cinéma. Tcheky Kario s'est glissé dans les habits du prêtre défroqué Richard Burton, Astrid Bas a pris la suite de la troublante Ava Gardner et Dominique Reymond celle de Deborah Kerr. Et le théâtre est passé par là qui épure, trace les traits essentiels, stylise, désosse le pathos pour ne garder au fond que l'essence d'une pièce pourtant fortement psychologique. Après Georges Lavaudant, nous accueillerons Marie José Malis, qui arrive de Perpignan où elle travaille. Avec elle, c'est le Prince de Hombourg, de Kleist, qui nourrira nos réflexions. Une pièce que Jean Vilar a immortalisée, en la mettant en scène à Avignon, avec Gérard Philippe dans la Cour d'Honneur du Palais des Papes. Là aussi, l'histoire pèse de tout son poids sur la mémoire du spectateur. Mais là encore on oublie le passé pour s'attacher au présent. D'autant que Marie José Malis, si elle ne réfute en rien l'époque où a été écrite la pièce, au début des années 1800, a à coeur de rendre contemporain, ou actuel, le propos qui la traverse. Pour cela, elle a fait appel à Alain Badiou, visiteur d'une dramaturgie qu'il réinterroge, de l'intérieur. Le spectacle que l'on a vu au théâtre Garonne à Toulouse, se joue encore quelques dates, ne le ratez pas, à Aix en Provence, Arles et le Blanc Mesnil en banlieue parisienne. On y revient aux alentours de 21 h 23. A 21 h 50, rendez vous comme chaque semaine avec Jean Loup Rivière pour son billet du soir. Puis agenda des spectacles à voir et coup de téléphone en province. Nous appellerons Patrick Beaumont à Lille. J. Gayot

Intervenants
L'équipe
Production
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