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Histoires de famille

1h
À retrouver dans l'émission

"Il arrive qu'on voit les spectateurs quitter les salles de théâtre en courant, en grommelant, tête baissée et regard furibond. Il arrive aussi qu'ils sortent extatiques, souriants, béats et bouleversés. Rarement le public ne déserte les lieux sans manifester son émoi. Le théâtre ne laisse jamais indifférent. Ce qui touche les uns et laisse les autres sur le bord de la route, ce qui énerve les premiers et transporte les seconds, c'est un mystère que personne ne pourra jamais percer, ni l'artiste, ni le critique. Cela c'est le secret du spectateur et de lui seul. Une femme a su de ce secret faire son arme cachée. Elle en a fait « l'art du spectateur », emblème de son théâtre. Cette femme, c'est Nicole Gauthier, directrice de la Cité internationale, à qui la profession a rendu un hommage joyeux, festif et mérité lundi dernier, alors qu'elle prend sa retraite après une longue, longue, longue et riche carrière au service des artistes. Ce soir, nous aussi, on la salue, nous qui souvent, sommes allés lui rendre visite, chez elle, juste derrière le parc Montsouris à Paris, dans cet écrin de verdure qu'est la Cité Internationale. Retour à la vie des spectacles avec une émission ce soir racontée par le menu dans l'ordre décroissant. A 21 h 50, ce sera l'heure du billet du camarade Jean-Loup Rivière, suivi de notre coup de projecteur sur la province, ce soir, on parle avec Gaël Bizien, depuis Brest, de l'actualité théâtrale à Morlaix. Et puis ce sera aussi le moment de l'agenda des spectacles à voir ici ou ailleurs. Juste avant cela, en seconde partie d'émission, aux alentours donc de 21 h 30, nous aurons cheminé en compagnie d'un jeune homme dont le théâtre est la seconde famille. David Lescot, auteur, acteur et metteur en scène, se met en scène, non sans humour ni courage à la Maison de la Poésie, avec un spectacle intitulé, la Commission Centrale de l'enfance. On le retrouve pour une plongée dans les souvenirs. Juste avant, flash rapide et éblouissant sur Bernard-Marie Koltès version USA dont deux metteurs en scène, Eric Vigner et Arthur Nauzyciel ont créé aux Etats-Unis, le premier Dans la solitude des Champs de coton, spectacle confondant et totalement fondamental pour tout spectateur de théâtre, le second : Combat de nègre et de chiens, un moment de théâtre magnifique de sensualité. Et enfin, ouverture d'émission, avec celui qui quitte le TNS après 8 ans d'un travail acharné à Strasbourg et avant de rejoindre le Théâtre de la Colline à Paris. Stéphane Braunschweig a mis en scène pour sa dernière prestation au TNS, le Tartuffe de Molière. Un Tartuffe splendide, où le maître d'oeuvre opère une bascule radicale du personnage de Tartuffe vers celui d'Orgon, bouleversant ainsi l'écoute que l'on a de cette pièce. Le texte ainsi déséquilibré, puis rééquilibré, nous arrive totalement neuf, vierge des sens qu'on lui connaît, entre farce et drôle d'amertume. Stéphane Braunschweig signe une scénographie démente qui en fera pâlir plus d'un. Il monte une pièce où tous les sacrilèges sont exposés : mélange des crucifix et de la pornographie, entrechoquement des religions et de la sexualité. Et c'est avec le rire, ce qui n'est pas la moindre de ses prouesses, que le spectacle s'enfonce peu à peu vers les abîmes, au fond du trou, dans un trou à rat où l'effroi et le cocasse ne cesse toujours pas de se côtoyer." J. Gayot

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